A.G de "Désirs d'Avenir.44"
Mardi 3 Mars 2009 à 19H00 (très précises)

1er étage des Ateliers et Chantiers de Nantes
2 bis rue Léon Bureau (Près de "l'éléphant")


(A.G Ouverte aux ex-adhérents de l'association et aux militants socialistes de
"L'espoir à Gauche")

Venez nombreux !

Nouvelles brèves


Au théâtre ce soir...

Sarkozy revient à la télé. il commençait à nous manquer....
Qu'aura-t-il annoncé aux syndicats ? Quelles décisions concrètes face à la crise ?
Réponse demain soir à 20 h sur l'ORTF.

Sommet de l'Otan à Varsovie

Sarkozy exige d'être placé à côté du secrétaire général de l'OTAN, bousculant ainsi le protocole qui veut que les chefs d'état soient placés suivant l'ordre alphabétique du nom de leur pays.
Un compromis a été trouvé. Sarkozy et Angela Merkel entoureront le secrétaire général pour l'ouverture des travaux en présence des journalistes, puis chacun regagnera sagement sa place... L'image ! Toujours l'image !

C'était déjà pas simple...

Sarkozy s'aperçoit qu'il y a une crise grave en Guadeloupe et décide de prendre les choses en mains.....

Lettre de Ségolène Royal, le 31 janvier 2009

adressée aux participants de la réunion nationale du courant PS «L’Espoir à Gauche» (lettre lue par Vincent Peillon)
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Chers amis, chers camarades.

Vous voici réunis ce samedi après-midi dans la diversité de tous ceux qui se sont rassemblés à l’automne dernier pour porter ce changement profond dont le Parti Socialiste a besoin.
De cette belle bataille, nous pouvons et devons rester fiers. Nous sommes sortis de ce congrès la tête haute, fidèles à nos principes, sans avoir à rougir, ni des résultats obtenus, ni des discours que nous avons tenus.
De cette bataille, nous devons garder aujourd’hui l’esprit collectif, l’esprit d’équipe qui nous ont animés. Cet état d’esprit a été pour beaucoup dans la force de conviction que nous avons démontrée.
Nous sommes aujourd’hui plus que jamais les garants de la rénovation du Parti Socialiste. Nous sommes les garants et nous devons en être les exemples.
Oui, nous avons été les garants quand, au lendemain du vote du 21 novembre et du Conseil National qui a suivi, malgré l’amertume, la déception, nous avons proposé à Martine Aubry de nous rassembler.
Et nous le sommes tous aujourd’hui, quand nous disons toujours que la seule façon de faire avancer le Parti Socialiste serait que nous puissions participer à la hauteur de ce que nous représentons, dans la fidélité à l’orientation qui est la nôtre, que nous puissions participer aux travaux du Parti Socialiste.
Oui, nous portons l’unité et nous portons la rénovation en profondeur. Les deux sont d’ailleurs liées.
L’unité du Parti est nécessaire pour faire avancer la parité, la diversité, le militantisme de masse, des primaires ouvertes, des universités populaires, la rénovations des propositions, des idées, l’ouverture de notre mouvement sur la société, les mouvements sociaux, les intellectuels, les gens de culture.
Et nous devons au sein de notre équipe être exemplaires nous-même sur tous ces points.
Je sais que cet après-midi vous discutez et vous travaillez dans cette unité pour que nous soyons toujours cette force de propositions, de rassemblement et de rénovation du Parti Socialiste.
Je sais combien vous auriez souhaité que je sois présente à vos côtés. Mais du Forum Social Mondial de Belem au Brésil, je travaille avec d’autres aux quatre coins du monde à ce qui est notre responsabilité et ce que je partage avec vous : imaginer un autre modèle de développement humain pour sortir de la crise.
Ces deux travaux ne nous séparent pas, ne s’opposent pas, bien au contraire.
C’est en étant profondément, comme nous le sommes dans le Parti Socialiste et dans la société, en France, en Europe et dans le monde que nous pourrons demain convaincre les Français.
Je vous souhaite à tous une belle fin d’après-midi.
A très bientôt.

Ségolène Royal.

Obama Président


Le grand jour est arrivé. Le Président Obama prend officiellement ses fonctions ce mardi 20 janvier 2008.

Barack Obama a prêté serment devant le Capitole.

Ségolène Royal a tenu à être présente à cette cérémonie d'investiture.

Oui, l'arrêt de la guerre est possible !


Quiconque est aujourd'hui sincèrement attaché aux droits légitimes des peuples palestinien et israélien – un Etat viable et souverain pour le premier, une sécurité garantie pour le second – ne peut qu'être atterré par l'offensive militaire israélienne. Révolté par le calvaire des habitants de Gaza. Angoissé pour la sûreté à laquelle aspire la population israélienne.

Il y a deux ans, je me suis rendue à Gaza et en Israël à la rencontre des dirigeants puis j'ai longuement dialogué avec des groupes de jeunes étudiants. Des deux cotés, ces jeunes parlaient avec les mêmes mots, la même passion, le même regard farouche : « On veut faire naître nos enfants dans un monde en paix et on en a assez de la peur. »

Aucune victoire militaire de Tsahal ne garantira la sécurité d'Israël. Est-il possible d'arrêter ce conflit sans fin où les chances de paix sont périodiquement gâchées, parfois des deux côtés en même temps, par le choix à répétition de la politique du pire ? Quelle solution politique, équitable et durable, le permettra ?

Après avoir en équipe écouté, observé et analysé, je vois plusieurs jalons solides d'une paix juste et durable. Les voici.

Tout d'abord, la supériorité des armes n'a jamais mis à l'abri d'une défaite politique, elle l'a même parfois hâtée et c'est encore plus vrai aujourd'hui où l'opinion mondiale, informée comme jamais, voit sur ses écrans le déluge de feu qui s'abat sur Gaza, cette immense prison à ciel ouvert asphyxiée par le blocus et quotidiennement pilonnée.

C'est l'honneur d'Israël que des voix s'élèvent en son sein pour s'opposer à une guerre qui n'atteindra aucun des objectifs, officiels et officieux, que lui assigne le gouvernement israélien : ni l'arrêt des tirs de roquette sur les villes du sud ; ni le démantèlement du Hamas, au contraire installé en fer de lance de la résistance ; ni même la restauration de la capacité de dissuasion de l'armée israélienne, ébranlée après l'invasion du Liban ; ni même le message adressé à l'Iran et au « terrorisme » car les principaux bénéficiaires de cette opération brutale et, à terme, contre-productive, ne sont ils pas les djihadistes les plus obtus et les réseaux d'Al Qaida ?

Marek Halter a rencontré à Damas Khaled Mechaal, le chef du Hamas, à la veille du déclenchement de l'offensive israélienne. Celui-ci lui a dit, rapporte-t-il, que le Hamas qui prônait jadis dans sa Charte la destruction pure et simple de l'Etat d'Israël, était aujourd'hui « prêt à un accord sur la base des frontières de 1967 ». Qu'est-ce que cela signifie ? Une reconnaissance de facto de ce que le Hamas appelle désormais « l'entité israélienne ». Ce n'est pas – pas encore – une reconnaissance de droit de l'existence de l'Etat d'Israël et de son droit à la sécurité mais, dit Marek Halter, « c'est une avancée », qui rappelle d'ailleurs celle jadis accomplie par l'OLP.

Cette reconnaissance nécessaire, n'est-il pas vain d'en faire un préalable absolu à toute discussion alors qu'elle devra faire partie du package si l'on en vient enfin à des négociations sérieuses, équitables parce que respectueuses des droits des deux peuples et impliquant leurs représentants tels qu'ils sont et non tels que les uns ou les autres les voudraient a priori ?

L'Europe doit enfin assumer avec force l'immense responsabilité historique qui est la sienne dans cet interminable conflit. Un peu d'histoire et de mémoire n'est pas inutile pour remettre les choses en perspective. Ce sont des persécutions - l'affaire Dreyfus et les pogroms tsaristes, un crime contre l'humanité - la Shoah, tous perpétrés en Europe, qui ont conduit tant de survivants à mettre leur seul espoir dans un Etat-refuge. Ne l'oublions jamais.

Les Palestiniens peuplaient cette terre réputée « sans peuple pour un peuple sans terre » et en furent massivement expulsés. Il ne s'agit pas de faire tourner la roue de l'histoire en arrière mais de ne pas oublier que, colonisations britannique et française inclues, cette histoire est aussi la nôtre.

Deux nations se sont constituées dont les peuples ont aujourd'hui des droits qui doivent être conciliés pour qu'ils puissent, l'un et l'autre, coexister dans la sécurité et la dignité.

Trop de pourparlers et d'accords de paix sont jusqu'à présent allés d'échec en échec, en dépit des rares moments où l'on s'est pris à espérer que la raison et la justice l'emportent grâce à quelques responsables suffisamment visionnaires et lucides qui, tous, ont aujourd'hui disparu et, pour certains, ont été assassinés par les extrémistes de leur camp.

Yitzhak Rabin fut l'un d'eux. Il eut le courage de comprendre que l'escalade guerrière conduisait à l'impasse politique et que la sécurité d'Israël, avec laquelle il ne transigeait pas, exigeait une perspective crédible pour les Palestiniens. Cette « doctrine Rabin » est plus que jamais d'actualité. Les grandes lignes d'une paix honorable et efficace sont connues, il n'y a rien à inventer et plus d'alibi derrière lequel se cacher pour, une fois encore, en détruire les chances.

Pour ses responsabilités passées et pour sa responsabilité présente dans l'équilibre du monde, l'Europe doit peser de tout son poids pour que cette guerre de trop qui ne règlera rien soit enfin la dernière et pour que les enfants de Sdérot et de Gaza aient enfin droit à une vie normale dans des sociétés qui ne soient plus dominées par la peur et la haine de l'autre.

L'urgence, c'est l'arrêt immédiat des hostilités suivi d'un cessez-le-feu durable, avec envoi d'observateurs ou de forces internationales chargés d'en vérifier le respect. L'urgence, ce n'est pas seulement, des deux côtés, le silence des armes : c'est aussi l'arrêt de la colonisation dans les territoires occupés et la levée du blocus qui a fait de Gaza un immense ghetto paupérisé en proie, avant même l'intervention militaire israélienne, à une catastrophe humanitaire et sociale, nourrissant frustrations et colères.

L'urgence, c'est la mobilisation conjointe et cette fois-ci déterminée de l'Europe et des Etats-Unis, en liaison avec les pays frontaliers, pour en finir avec l'immobilisme meurtrier qui, depuis 16 ans, a succédé au processus de Madrid et aux accords d'Oslo. Force est malheureusement de constater que la mission confiée par le Quartette à Tony Blair n'a, pour l'instant, rien donné d'autre qu'un piteux alignement sur les positions de l'administration Bush.

L'urgence, c'est que chacun comprenne qu'il n'a pas à choisir ses interlocuteurs dans le camp d'en face mais à prendre, tels qu'ils sont, ceux qui représentent effectivement les populations concernées. Le seul préalable à l'ouverture de premières négociations, ce doit être le cessez-le-feu. Le reste, tout le reste, doit en être l'aboutissement, de la reconnaissance d'Israël et de son droit à la sécurité aux contours d'un Etat palestinien souverain et viable.

Trop de temps perdu, trop de promesses non tenues, trop de malheur de part et d'autres et trop, aussi, de politiques inéquitables accréditant l'idée ravageuse d'un « deux poids, deux mesures » dont toujours les mêmes feraient les frais. Il est temps de stopper ce fol engrenage qui a transformé de jeunes lanceurs de pierres des Intifadas passées en bombes humaines car sinon, comme l'a très bien dit l'écrivain franco-libanais Dominique Eddé, « les jeunes oubliés de la vie seront de plus en plus nombreux à être candidats à la mort ». Non par fascination nihiliste ou par fanatisme religieux mais par conviction de n'avoir plus rien à perdre et pas d'autre moyen de faire entendre leur voix.

Il est temps de comprendre aussi qu'il en va non seulement de la sécurité d'Israël et de la dignité de la nation palestinienne mais, plus largement, de l'équilibre et de la sûreté d'un monde où l'éternisation du conflit israélo-palestinien attise le pire.

Rien ne sert de déplorer « l'importation du conflit » : à l'heure d'Internet et des medias télévisés globaux, Gaza est dans tous les foyers et dans toutes les consciences. Les humiliés s'identifient aux humiliés et jugent sévèrement la légèreté avec laquelle la plupart des gouvernements occidentaux semblent, dans cette affaire, traiter leurs propres valeurs. Voilà pourquoi ce qui se joue à Gaza, ce sont aussi nos lendemains à tous car, tôt ou tard, l'histoire présente toujours l'addition.

C'est pourquoi j'en appelle à un effort de lucidité historique et de courage politique de l'Europe, meilleur moyen d'aider Barack Obama à assumer, le jour venu, les responsabilités politiques qui sont celles de son pays.

Mahmoud Darwich, immense poète palestinien aujourd'hui disparu, disait s'efforcer d'exprimer « la conscience du perdant ». Il appelait cela « être un poète troyen », c'est-à-dire ne jamais se contenter du récit du vainqueur et de la version du plus fort. Il est temps qu'il n'y ait plus, sur la terre d'Israël et de Palestine, non pas un mais deux perdants, comme c'est le cas aujourd'hui.La paix, forcément faite de concessions réciproques, est possible à condition que la justice et l'intelligence du temps qui est le nôtre soient au rendez-vous.

Car, comme le dit le grand écrivain israélien, Amos Oz, « la vie, c'est le compromis. Et l'opposé du compromis, ce n'est pas l'idéalisme, c'est le fanatisme et la mort ».




Ségolène Royal

Ségolène vous adresse ses voeux


Chères amies, chers amis,

Je suis très heureuse de vous présenter mes vœux pour l'année 2009.

Je souhaite que cette année vous soit douce et légère.

J'adresse une pensée particulière à toutes celles et tous ceux qui sont dans la solitude, dans la maladie, dans la détresse, au chômage.

L'année 2008 a vu en France des êtres humains mourir de froid tandis que des milliards d'euros étaient destinés à renflouer les banques. Cela ne peut plus durer.

En 2009, je souhaite un monde plus juste et plus fraternel.

Ensemble, avec Désirs d'Avenir, nous y apporterons notre contribution.

Du fond du cœur, je vous souhaite à nouveau une excellente année avec des joies familiales, des joies amicales et beaucoup de bonheur.

Très fraternellement,





Ségolène Royal

La crise économique

Communiqué de Martine AUBRY, 31 décembre 2008

Les chiffres du chômage qui viennent d’être rendus publics sont particulièrement alarmants : avec 64 000 demandeurs d’emplois en plus, notre pays vient de connaître la plus forte hausse du chômage de toute son histoire. En quatre mois, 160 000 chômeurs sont venus grossir les rangs de l’ANPE.

La gravité exceptionnelle de la crise économique attestée par ces nouveaux chiffres contraste avec l’extraordinaire faiblesse du plan de relance de la France. Avec seulement 4 à 5 milliards d’euros de crédits nouveaux et l’absence quasi totale de mesures de soutien au pouvoir d’achat, il n’est en rien susceptible de faire repartir notre pays dans le bon sens.

Le gouvernement doit cesser ses discours lénifiants sur une prétendue moindre exposition de la France à la crise. La situation est inverse : la crise financière est intervenue alors que notre pays avait été affaibli par la politique économique aussi inefficace qu’injuste menée par Nicolas SARKOZY. Le chômage a entamé sa hausse début 2008 et la baisse du PIB date du second trimestre 2008.

Combien faudra-t-il de dizaines de milliers de chômeurs en plus avant que le gouvernement se décide de réagir ? Martine AUBRY demande au président de la République de décider de toute urgence d’un nouveau plan de relance, véritable celui-ci, et enfin à la hauteur des difficultés auquel notre pays est confronté.

Le Parti Socialiste a déjà fait des propositions sur la relance à court terme du pouvoir d’achat et de l’investissement ; il en fera de nouvelles le 20 janvier prochain pour accompagner les secteurs en difficulté et éviter les nouvelles vagues de licenciements.

Dores et déjà, le Parti socialiste réitère sa demande d’une relance vigoureuse du pouvoir d’achat avec des mesures applicables immédiatement : hausse du SMIC au premier janvier accompagnée de négociations salariales dans les entreprises dans les six mois sous peine de suppression des exonérations de cotisations salariales, baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, remboursement de 50% des abonnements de transport en commun, augmentation sensible des minima sociaux et des retraites. S’agissant des investissements, le Parti socialiste souhaite notamment l’engagement immédiat d’un plan de construction de 300 000 logements sociaux et une hausse des dotations aux collectivités locales qui portent 75% des investissements publics.

Ce sont plusieurs dizaines de milliards d’euros de crédits réellement nouveaux qu’il convient de mobiliser, et de financer par une annulation de la loi TEPA ainsi qu’une réduction des niches fiscales, en progression de 20 milliards d’euros depuis 2002.

Voeux présidentiels


Nicolas Sarkozy a assuré mercredi soir que les difficultés qui attendent la France seront grandes mais que le pays sortirait plus fort de la crise économique et financière et a promis pour 2009 la protection de l'Etat à "tous ceux qui en ont besoin".

"L'année 2008 s'achève. Elle a été rude.......Pour tous les Français, cette année a été difficile", a souligné le chef de l'Etat lors de ses voeux radiotélévisés aux Français.

"Vous pouvez compter sur moi"... Ces mots de Nicolas Sarkozy dans ses voeux télévisés suffiront-ils à rassurer les Français à l'aube d'une année qui s'annonce socialement et politiquement "rude", pour reprendre la description par le président de l'année qui s'achève ? Poser la question, c'est déjà y répondre... par la négative.

Ne pensez vous pas, Monsieur le Président, qu'elle a été plus difficile pour certains que pour d'autres ??? La politique que vous menez depuis 18 mois a accentué la fracture sociale. Il y a de plus en plus de pauvres dans notre pays.
Vous n'êtes pas en mesure de tenir vos promesses de la campagne électorale concernant le pouvoir d'achat notamment.

Souvenons nous....

Le 31 décembre 1967 à 20 h, le Général De Gaulle apparait à la télévision pour les traditionnels voeux présidentiels....

"Que sera 1968 ? L'avenir n'appartient pas aux hommes et je ne le prédis pas. Pourtant, en considérant la façon dont les choses se présentent, c'est vraiment avec confiance, que j'envisage les douze prochains mois l'existence de notre pays".

On connait la suite.....

La "rage", le "poison"


Quand Benoit prêche la "bonne parole"....

Le nouveau porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon dénonce la "rage" des partisans de Ségolène Royal, candidate battue au poste de Première secrétaire par Martine Aubry.

"Ils ont dans le sang ce poison de la division, dans des proportions qu'on n'a jamais connues auparavant", accuse Benoît Hamon dans un entretien à paraître dans le numéro de janvier du magazine "Bretons".

"Leur rage se focalise contre nous et pas du tout contre la droite", regrette le nouveau porte-parole.

Nos réactions

On attend la suite..... Jusqu'où iront-ils pour tenter de nous dégoûter ? tenter de faire quitter le PS à un certain nombre d'entre nous, rendant ainsi plus difficile la tâche de Ségolène ?

Face à ces attaques indignes, une seule réponse : restons rassemblés, au PS, autour des signataires de la motion E.

Ségolène Royal et son équipe ont donné des signes forts de leur volonté de rassemblement.

Alors pourquoi ??? pourquoi tant de mépris ? Nous nous battons dans nos sections. Continuons et restons fidèles à nos engagements. C'est la meilleure des réponses possibles à leurs propos "empoisonnés". Un jour d'autres se rendront compte que c'est trop gros et ils nous rejoindront.

Non, Benoit, tu ne décourageras pas ! Tu nous donnes encore plus d'énergie pour nous battre au côté de ceux dont la motion a remporté le plus grand nombre de suffrages le 6 novembre.

Martine Aubry cautionne-t-elle les propos de son porte-parole ? Nous aimerions avoir très vite une réponse, et des excuses !

Jean-Yves Le Du


A nos camarades du parti socialiste, ceux de la rue de Solférino,

Assez de haine, assez de rejet, assez de condamnations qui n'ont aucun sens ! Mais qu'ont pu vous faire Ségolène et ses partisans pour que vous les rejetiez avec autant de force, autant de conviction dans la méchanceté ?
Sa notoriété fait de l'ombre à certains mais n'est-ce pas le jeu démocratique de la politique qui veut cela ?
Le débat d'idées n'est-il pas le meilleur moyen de régler le partage des places en fonction des votes des adhérents ?

Il est vrai que vous avez amplement démontré lors de la préparation du congrès de Reims, lors du congrès lui-même puis à l'occasion de l'élection du premier secrétaire que pour vous, les votes des militants ne comptent guère...

Tout a été fait pour que Ségolène soit écartée et demain, tout sera fait pour que ses proches ne participent plus que de loin, de très loin à la vie du parti.
Après les avoir privés de toute possibilité d'action au sein du parti, le refus de toute candidature aux diverses élections aura pour effet de rendre tous les ségolénistes invisibles à la population, de leur enlever toute notoriété, pour les tuer en politique et cela définitivement !

Votre plan est dès maintenant perceptible pour tout un chacun.

Alors pourquoi continuer à nous insulter, à nous accuser de tous les maux y compris d'avoir le sang corrompu ? On se croirait au moyen-âge, à l'époque où l'on brûlait de dites sorcières tant on avait peur du diable... De quoi avez-vous donc si peur face aux ségolénistes ?
Comme se plaisent à le dire certains camarades tant l'insulte est ridicule : faudra-t-il faire analyser son ADN avant d'adhérer au PS ?

En fait ce que vous voudriez avant tout, c'est que tous les Ségolénistes quittent le Parti, notre parti, le PS ! Vous savez bien qu'un demi-parti ne peut porter un ou une candidate à l'élection présidentielle et vous préférez voir reconduire le président actuel qui fait tant de mal au pays et à ses habitants plutôt que de risquer l'élection de Ségolène Royal ! Voilà la vérité !!!!

Et bien, NON ! Nous ne voulons pas quitter le PS qui est notre maison à tous ! Et quelle que soit l'énormité de vos injures nous ne partirons pas, nous sommes socialistes autant que vous ! Jaurès, Blum, Mitterrand sont nos ancêtres comme les vôtres !

Marie-José Gamondès

N'hésitez pas à nous faire part de vos réactions. Merci.


Communiqué de Jean-Louis Bianco et Jean-Pierre Mignard

« Les écrits de Benoit Hamon sur « la rage » supposée des partisans de Ségolène Royal et « la division qu'ils ont dans le sang » sont insolites dans la bouche ou sous la plume d'un porte parole du PS.

Chacun se souvient que lors du Congres de Reims notre motion arrivée en tête a été marginalisée, contrairement à l'usage politique. Nous nous sommes pourtant inclinés au nom de l'unité.

Lors de l'élection au premier secrétariat le départage s'est fait au profit de la majorité du conseil national, dans l'évitement du vote indéchiffrable des militants. Nous nous sommes encore inclinés, toujours au nom de l'unité.

Nous participons au bureau national et, comme jamais, à toutes les instances fédérales du parti.

Que faut-il faire de plus pour être unitaires aux yeux du porte parole? Se taire ou disparaître ? Elégante alternative.

Alors soit Benoit Hamon n'est pas informé de notre grande patience. Soit il veut l'éprouver plus encore en soufflant sur les braises. Soit il souhaite que le parti change insidieusement de nature et goute aux charmes d'une internationale à laquelle il n'a jamais appartenu. Soit Benoit Hamon utilise enfin le classique procédé du repoussoir en guise d'une unité qui se chercherait au sein de la direction.

Nombre de responsables du PS, de toutes sensibilités, ne se retrouveront pas dans cette stratégie de la tension à laquelle nous répondons par une demande toujours plus forte de rassemblement alors que les effets de la crise économique mondiale s'annoncent sans précédent ».



Le bureau fédéral du 44


Premier secrétaire fédéral : Alain Gralepois

-Trésorier fédéral : Eric Thouzeau

-Secrétaire fédéral aux relations avec les sections : Olivier Chateau

-Secrétaire fédéral à la formation : Gérard Allard

-Secrétaire fédéral adjoint à la formation : Simon Thouzeau

-Secrétaire fédéral à la communication : Benjamin Baudry

-Secrétaire fédéral adjoint à la communication : Gaétan Ferchaux

-Secrétaire fédéral adjoint à la communication : Romain Merciere

-Secrétaire fédéral aux relations avec les élus : Jocelyn Bureau

-Secrétaire fédéral aux élections : Christophe Clergeau

-Secrétaire fédéral adjoint aux élections : Patrick Bertu

-Secrétaire fédéral à la coordination : Pascal Bolo

-Secrétaire fédérale à la vie associative, au mouvement social et aux relations extérieures : Chloé Le Bail

-Secrétaire fédéral adjoint à la vie associative, au mouvement social et aux relations extérieures : Denis Talledec

-Secrétaire fédéral aux relations avec les Partis : Stéphane Junique

-Secrétaire fédéral à la rénovation, au développement du Parti et aux adhésions : Jérôme Puybareau

-Secrétaire fédérale à l’Europe et à l’international : Karine Daniel

-Secrétaire fédérale aux relations avec le PSE et au suivi du “City Group” : Liliane Jean

-Secrétaire fédérale en charge du pôle animations, riposte et argumentaire : Caroline Tahar

-Secrétaire fédérale aux affaires sociales, à la santé et aux solidarités : Françoise Lestien

-Secrétaire fédérale aux questions de société : Johanna Rolland

-Secrétaire fédérale à la laïcité : Michèle Gressus

-Secrétaire fédéral aux questions économiques : Vincent Besseau

-Secrétaire fédéral à l’économie sociale et solidaire : Denis Leray

-Secrétaire fédérale au logement : Danièlle Largillière

-Secrétaire fédéral au travail et à l’emploi : Christophe Cotta

-Secrétaire fédéral aux libertés publiques et à l’audiovisuel : Jean-Jacques Lumeau

-Secrétaire fédérale à l’éducation Catherine Piau

-Secrétaire fédérale à l’environnement : Mireille Richeux-Donot

-Secrétaire fédérale à l’enseignement supérieur et à la recherche : Emilie Sarrazin

-Secrétaire fédérale à la pêche et aux cultures maritimes : Adeline L’Honen

Pour l'unité et le rassemblement des socialistes


Les militants socialistes ont voté.Ils ont participé à un scrutin démocratique dont le principe reste l'honneur de notre parti, car il est unique dans notre système politique. Qu'ils en soient remerciés.

Pour serré qu'il soit, le résultat est là.Le Conseil National du PS a validé le rapport de la commission de récolement et Martine AUBRY est notre Première Secrétaire nationale. Nous en prenons toutes et tous acte et sommes déjà prêts à travailler ensemble localement.Toute autre attitude ne mènerait qu'à une impasse de plus.

Ce résultat impose à tous les socialistes de faire primer enfin l'esprit de rassemblement et de responsabilité, sur toute autre considération.

Il appartient, en premier lieu, aux deux candidates de faire prévaloir l'intérêt de nos compatriotes qui souffrent de la politique conduite par Nicolas Sarkozy et sa majorité et qui, aujourd'hui, sont découragés devant l'incapacité du Parti socialiste à se remettre en ordre de marche.

Un sursaut n'est plus seulement nécessaire, il est urgent.

Martine AUBRY doit notamment veiller à ce que Ségolène ROYAL trouve toute la place, que lui confère le résultat d'hier soir, dans la direction qu'il lui reviendra de constituer. Sa courte majorité lui confère la responsabilité première de cet indispensable rassemblement. Elle n'en exonère personne.

La question est moins que jamais de désigner vainqueurs ou vaincus, elle est de savoir si nous sommes collectivement décidés à dépasser les divisions et les querelles pour nous mettre au travail, et assumer notre rang de premier parti d'opposition et d'alternance, en apportant les réponses qu'on attend de nous.

Le comportement de M. AUBRY, B HAMON et S. ROYAL, anciens candidats au poste de Premier secrétaire, comme des responsables des motions en débat au congrès de Reims, comme de tous les responsables socialistes sera, dans les semaines qui viennent, déterminant pour y parvenir.

Pour ce qui nous concerne, nous soutiendrons toute démarche allant dans le sens de l'apaisement des conflits, de l'unité et du rassemblement des socialistes.

Le mercredi 26 novembre 2008.

Premiers signataires :

Le Premier Secrétaire du Parti Socialiste de Loire-Atlantique, Alain Gralepois

Les parlementaires Jean Marc Ayrault, Marie-Odile Bouillé, Marie-Françoise Clergeau, Charles Gautier, Michel Menard, Dominique Raimbourg, Yannick Vaugrenard

Le président du Conseil Régional des Pays de la Loire, Jacques Auxiette

Les maires, conseillers généraux et régionaux Gérard Allard, Serge Bardy, Pascal Bolo, Patricia Cereijo, Bernard Chesneau, Christophe Clergeau, Jean-Pierre Fougerat, Bernard Gagnet, Françoise Gentil, Michèle Gressus, Jean-Pierre Le Scornet, Adeline L'Honen, Joseph Marsault, Mireille Martin, Fabienne Renaud, Alain Robert, Fabrice Roussel, Sophie Saramito...

Ainsi que Benjamin Baudry, Patrick Bertu, Vincent Besseau, Jocelyn Bureau, Olivier Chateau, Yves Gauffriau, Emmanuel Guérineau (secrétaire de section), Yannick Guin, Lyliane Jean (secrétaire de section), Stéphane Junique (secrétaire de section), Pierre-Yves Legrand (secrétaire de section), Christine Orain (secrétaire de section), Laurent Pavageau (secrétaire de section), Patrick Rimbert, Johanna Rolland, Emilie Sarrazin...

Avec Ségolène Royal nous avons notre leader.

Texte de Désirs d'avenir. Samedi 6 décembre

Avant 2004 Ségolène Royal était une figure seconde de la vie politique bien qu'elle eut été conseillère de Mitterrand et plusieurs fois ministre. Des ministères qui n'avaient pas d'influence notable sur la politique suivie: famille, environnement, enseignement scolaire. Sa réussite avait été locale ou malgrè les péripéties subies par la gauche elle se faisait constamment réelire.

http://medias.lepost.fr/ill/2008/12/06/h-20-1348409-1228554432.jpg

Depuis 2004 les choses ont changé pour elle. L'élection en tant que présidente de région lui a permis de se rendre médiatiquement visible dans le paysage politique. Cela lui a permis aussi de valider les acquis de son expérience locale dans un poste de décision politique. Elle allait pouvoir faire la preuve de ses convictions et des es compétences. C'est une réussite puisque sa région est une des plus dynamiques et des plus attractives de France. Certes au début elle a du faire preuve de volontarisme pour imposer ses vues et sa façon participative de concevoir la politique mais depuis les rouages se sont fluidifiés et la reconnaissance et la confiance se sont installés. Cette élection lui a permis aussi de séduire les socialistes qui ont fini par lui accorder l'investiture pour la candidature présidentielle face à pourtant deux leaders de poids dans le parti et après trois confrontations médiatiques destinées à montrer les compétences de chacun. Tout en étant surtout basées sur pour ou contre les idées de Ségolène Royal. Ce fut un plébiscite en sa faveur puisque l'on sait maintenant qu'elle a fait beaucoup mieux que les 60% accordés.

Cette campagne présidentielle elle va la mener seule avec son équipe. Les autres leaders socialistes déçus et amers ne vont jamais l'aider à gagner. Elle contruit donc seule sa campagne en appui auprès d'une équipe soudée et fidèle qui l'accompagne encore aujourd'hui: Assouline, Bianco, Rebsamen, Roudy, Peillon, Dray, Filipetti, Belkacem, Guerini, Gorce, Collomb, Valls, Queyranne,... sont encore à ses côtés.
Durant cette campagne elle a fait la preuve de sa capacité de leader. C'est d'ailleurs ce que lui reconnaitront ses plus farouches détracteurs comme Lang, Allègre ou Besson. Elle a su organiser et incarner l'espoir à gauche. Jamais l'enthousiasme collectif pour une élection ne fut si grand et jusque dans les quartiers. Son pacte présidentiel, appuyé sur le projet socialiste, était novateur et adapté à la situation présente comme le montre encore le texte d'orientation proposé par Aubry. Alors elle n'a pas gagné mais elle s'est incrustée à gauche et au PS.

Car elle est novatrice dans sa façon de faire et de proposer de la politique. Ce qui bouscule les lignes jusque dans son propre camp. Certains lui reprochent une vision droitière du socialisme parce qu'il n'est pas axé sur une lutte des classes. C'est son originalité et sa force. Elle a une vision positive de la société et ne pense pas que ce soit dans le conflit que l'on puisse résoudre les problèmes. C'est donc à travers le donnant-donnant, le gagnant-gagnant, les cercles vertueux qu'elle a bâti son offre politique. Cette vision socialiste avait séduit puisque de 18 à 60 ans elle a fait 58/42%! C'est ensuite qu'elle fut battu largement par Sarkozy. A méditer.
Enfin c'est une autre conception du débat public. Tout au long de ses combats internes ou externes elle s'est tenue à une certaine éthique de la pratique politique. Elle n'attaque jamais nommément les personnes sauf sur le fond. Elle n'insulte pas et refuse l'hypocrisie qui consiste à dire ce que l'on ne fera pas. C'est aussi cette éthique qui séduit les français. Elle se bat dignement. De plus elle n'a aucune accointance avec des groupes de pression contrairement à tous les autres grands leaders politiques de gauche comme de droite. Cette relative indépendance vis-à-vis du microcosme parisianiste est une force et une faiblesse puisqu'elle n'est jamais vraiment acceptée dans les médias. Mais là encore elle saura faire la preuve qu'elle est capable de gagner et convaincre même lorsque les médias lui sont défavorables comme lors de cette campagne du PS. Alors que les sondages la donnaient perdante face à Delanoë elle est à chaque fois arrivée en tête.

C'est donc pour cette raison que les grands leaders socialistes ont décidé de se regrouper pour lui faire barrage à la tête du parti socialiste sachant qu'autrement elle prendrait incontestablement et durablement le leadership de gauche. Tous les grands leaders du passé et du présent se sont unis contre elle: Jospin, Rocard, Emmanuelli, Fabius, DSK, Hollande, Delanoë,...Ils ont choisi pour ce faire une candidature capable de la contrer avec Aubry. Une candidature qu'ils n'estiment pas présidentiable et qui sera sous leur contrôle direct pour l'avenir. c'est toute la différence entre le camp Aubry et le camp Royal. Le camp Aubry remet sur l'ouvrage les méthodes du passé dans une synthèse molle qui n'avait pas fonctionné avant. Avec Royal nous aurions eu une ligne claire d'action et c'est comme cela que fonctionne tous les partis démocratiques du monde.Il est donc acquis que ségolène royal soit devenue le leader du PS même indirectement puisqu'elle a su faire la preuve qu'elle était capable de gagner et de convaincre même seule contre tous et en petit comité: 130000 électeurs seulement. Elle est donc incontournable pour le futur. Pour nous c'est clairement notre leader politique puisqu'elle représente ce que nous attendons d'un leader. Ceux qui nous critiquent et nous présentent comme idolâtres sont les mêmes qui suivent DSK ou Fabius depuis des années! Nous n'avons de leçons à recevoir de personne et nous sommes assez respectueux pour n'en donner à personne. Nous allons donc observer l'équipe dirigeante en action tout en gardant nos convictions. Nous n'avons qu'un seul but gagner en 2012 contre le sarkozysme. Et pour cela nous avons besoin d'un leader en qui nous pouvons avoir confiance. Nous on l'a c'est Ségolène Royal.

Les conditions de vie des sans abri

Par l'équipe de Ségolène Royal

Six personnes sans domicile fixe décédées en cinq jours. 250 depuis un an. Un gouvernement qui, à l’approche de l’hiver et en dépit des promesses du candidat Sarkozy, fait mine de découvrir le dénuement total dans lequel vivent les personnes sans abri en France.

Une annonce démagogique et insultante : l’hébergement forcé des SDF, symbole du déni d’humanité dont sont victimes les personnes sans logement. Une réalité désastreuse : le manque cruel d’hébergements d’urgence en France.

Un effet d’étranglement : le déficit de logements sociaux, accentué par la volonté d’inclure l’accession à la propriété dans la comptabilisation des 20 % SRU, conduit à saturer les structures d’hébergement.

Deux solutions complémentaires : lancer un programme de construction de logements en hébergement, à hauteur au minimum des 1,5 milliard d’euros évalués par l’association Emmaüs ; appliquer enfin la loi SRU, en renforçant les sanctions contre les communes qui ne respectent pas le seuil minimal de 20% de logements sociaux.

La réforme de l'audiovisuel

Par l'équipe de Ségolène Royal

La réforme de l'audiovisuel public est en débat. Aux côtés de l'intersyndicale de France Télévisions, nous nous opposons évidemment à la nomination/révocation du président de France Télévision par décret. Cette manière de faire portera sans aucun doute atteinte à l'indépendance politique et éditoriale de France Télévisions.

Nous nous étonnons également de l’indigence des financements publics proposés pour combler le manque à gagner de la publicité. L'audiovisuel public devrait en sortir considérablement appauvri et pourrait être contraint à « un plan social élyséen ». La réforme, en appauvrissant les recettes du groupe public sans combler le déficit, pourrait même entraîner la fermeture de certaines chaînes et remette en cause la dimension nationale de France 3.

A contrario, TF1 va évidemment bénéficier du transfert massif des recettes publicitaires du public vers le privé. De quoi donner un petit coup de pouce au cours - actuellement en difficultés - de l’action du groupe télévisé de l'ami du chef de l'État, Martin Bouygues…

Nous affirmons qu’il est au contraire urgent de construire une « entreprise commune » et de s'adapter aux mutations de la télévision et des nouvelles technologies, comme l'ont rappelé ensemble direction et salariés de France Télévisions.

Une nouvelle fois, cette réforme est un cadeau du pouvoir « aux copains ». Martin Bouygues en a rêvé, le président l'a fait.

Nous restons au PS avec Ségolène


"Nous avons mené une très belle bataille pour la transformation du Parti socialiste et cette bataille continue"


"Nous avons réussi cet exploit de convaincre la moitié, et peut-être un peu plus, du Parti socialiste, en ayant la totalité de l'ancien appareil du Parti socialiste contre nous"

Ségolène Royal


Officiel


Martine Aubry désignée Premier secrétaire du Parti socialiste

L'inéluctable légitimité


« Non, ce qui advient au PS n’a rien d’exceptionnel ou de « pathétique », comme on peut le lire ici et là.

Certes, la lutte pour l’élection de la première secrétaire est cette fois singulièrement rude. Mais les processus de désignation des dirigeants, et les combats internes qui les accompagnent, ont tout de même trente mille ans d’existence. C’est dire si l’on a du recul pour les examiner. Et donc pour savoir que, si de multiples facteurs diffèrent lors de ce processus (par exemple le mode de sélection), il existe en revanche un élément invariant, indépendant du temps ou de l’espace, et c’est la légitimité de la désignation. Que cette légitimité soit fondée sur une épreuve physique, ou le droit du sang, ou le rang d’aîné, ou, dans nos sociétés démocratiques, sur le vote, elle est violemment ressentie comme incontournable. Qu’il s’agisse de choisir le président d’une petite association locale ou de reconnaître l’héritier du trône d’Angleterre au XIe siècle. Hors cette légitimité, dominent les sentiments d’usurpation, d’injustice, de spoliation, de manquement à l’honneur, tous motifs négatifs qui rendent introuvable, et durablement, un quelconque apaisement. Sans l’octroi de la légitimité, les tourments des combats antérieurs ne peuvent ni se clore, ni s’effacer. Le groupe n’a pas alors d’autre issue que de se fracturer, portant l’affrontement au paroxysme, parfois inoubliable.

On a entendu dire qu’il fallait « faire taire les rancœurs », être « raisonnables », en bref s’en tenir là. Conseils lénifiants qui vont en vérité à l’encontre du bon sens, tant il est vrai que la raison, dans cette situation sans vainqueur admissible, est bien dans la recherche obstinée de la légitimité, coûte que coûte. On a entendu dire aussi qu’il y avait des mauvais perdants. Mais il n’existe de mauvais perdants que s’il existe de mauvais vainqueurs. Et la légitimité est le seul cicatrisant des blessures des combats, et le seul garant de pacification. Ce n’est pas une opinion, ce n’est pas même une démonstration, c’est la simple observation d’une régulation ancestrale, millénaire, à laquelle les groupes humains n’ont jamais dérogé.

Trois options s’offrent au PS : avaliser un vote contesté, recompter les voix, appeler à un nouveau vote. Les deux premières sont, de manière certaine, des écueils impassables. Car ce n’est pas sur le souvenir des conflits que se brisera le parti, mais sur -et seulement sur- un sentiment d’usurpation, qui n’a jamais la faculté de se muer en souvenir. Ne reste donc qu’une seule voie : un nouveau vote pour satisfaire l’impérieuse nécessité de la légitimité. »

Fred Vargas

Communiqué de Jean-Pierre Mignard

22 novembre 2008 - 20:39

« A la lecture scrupuleuse des contestations élevées sur les résultats du vote du 21 novembre, il apparaît que Ségolène Royal peut légitimement revendiquer sa première place en tête du scrutin.

On rappellera que l’écart annoncé n’est que de 42 voix, selon les résultats non consolidés communiqués par la direction sortante du PS ce matin.

Or, une inversion des voix dans une section de Moselle, non prise en compte dans le calcul national, donne 24 voix supplémentaires à Ségolène Royal.

Dans une section de Lille, il apparaît une divergence de 20 voix en faveur de Martine Aubry entre les résultats de la section et ceux annoncés par la fédération. Un reportage audiovisuel diffusé sur France 3 Nord-Pas-de-Calais l’atteste.

Troisième exemple parmi d’autres, en Nouvelle-Calédonie, dont les résultats n’ont pas été pris en compte dans le calcul national, Ségolène Royal emporte 81,25 % des suffrages, soit environ 20 voix.

Il y a nombre d’autres exemples de contestations allant chacun de 2 à 30 voix.
Dès lors, les résultats vont dans le sens d’une victoire de Ségolène Royal et dans tous les cas interdisent toute proclamation de ceux-ci en faveur de quiconque. »

Ségolène Royal et son équipe contestent les résultats du 2ème tour


Erreurs involontaires....., oublis......

Rien n'est joué ! Il faut encore attendre.....

MERCI


Merci à Ségolène, Vincent, Delphine, Gérard, Najat, François, Jean-Louis, Aurélie, Manuel, David,
Julien, Jean-Pierre et les autres....

Et chez nous, Patrick, Adeline, Patrick, Mado, Jacques, Marie-Jo et tous les autres......


Encore un petit effort


Ségolène Royal continue à progresser. Dans toutes ces élections, elle fait la course en tête. Merci aux militants qui avaient voté pour Bertrand Delanoé de nous avoir rejoints en grand nombre.

Ne manquez pas à 12 h l'intervention de Ségolène qui, dès hier soir a proposé un poste important à Benoit Hamon.

Ce soir, désignons la comme Premier secrétaire du Parti socialiste.

Toutes les voix comptent. Venez nombreux, très nombreux pour une victoire INCONTESTABLE.

Qui d'autre que Ségolène est mieux à même de diriger notre parti ? C'est la motion E qui est arrivée en tête le 6 novembre. C'est Ségolène qui devance plus nettement encore ses concurrents aujourd'hui !

Acceptez enfin que c'est elle que les militants veulent à la tête du Parti socialiste.

Assez de combinaisons. Respectez les militants !


Votez Ségolène, par Adeline L'Honen


Chères et chers camarades,

Au terme de notre congrès de Reims, comme une majorité de Socialistes, j’aurais aimé un rassemblement. Ce sont des questions de personnes et non de réelles divergences sur le fond qui l’ont empêché. Je le regrette profondément.

Vis-à-vis des Français, nous sommes d’ailleurs tous pénalisés de n’avoir pu le faire.

Je suis revenue de ce Congrès complètement abasourdie par ce que j’ai vu et entendu à Reims. Mais quel message d’espoir avons-nous donc transmis, ainsi, à tous ces Français qui n’en peuvent plus de nous attendre?

A mon retour j’avais fait le choix de ne pas évoquer auprès de vous mon ressenti et ma tristesse.

Aujourd’hui, je ne peux plus me taire car je suis révoltée ! révoltée par ces déclarations qui n’ont jamais montré avec tant de force, combien le respect du militant socialiste n’était pas la première préoccupation d’une partie de nos dirigeants.

En effet, comment ne pas être révoltée quand, après avoir entendu Bertrand Delanoë déclarer à Reims devant 1600 militants et 800 journalistes que :

-afin de ne pas « ajouter de la division à la division, de la confusion à la confusion », il avait décidé de ne pas présenter sa candidature, laissant aux délégués fédéraux le choix du rassemblement

- et constater, moins de 24h plus tard, qu’il avait changé d’avis et donné par voie de communiqué de presse des consignes de vote en faveur de la motion Fabius/Aubry !

Une grande partie des soutiens de la Motion A, dans tous les départements, ne se reconnait pas dans le comportement tactique de Bertrand Delanoë. Ils souhaitent un parti renouvelé et combatif, loin de ces méthodes d’un autre temps.

C’est ainsi que de nombreux élus ou responsables fédéraux de Loire-Atlantique qui avaient soutenus la motion A, et notamment M.F. Clergeau et Dominique Raimbourg, députés, Olivier Chateau responsable fédéral mais aussi des conseillers généraux et régionaux…voteront et appellent à voter pour Ségolène Royal.

Chères et chers camarades, aujourd’hui il faut nous ressaisir si nous ne voulons pas installer durablement Nicolas Sarkozy et installer ainsi durablement un nombre croissant de Français dans la précarité et la désespérance.

Pour notre part, nous avons toujours porté la même volonté de rassemblement l

Aujourd’hui, Ségolène Royal porte une vraie promesse de renouvellement du PS et notre congrès nous a bien montré le besoin urgent de nous remettre en cause. Face à une Droite de plus en plus arrogante, notre parti doit se remettre sans tarder au travail dans la sérénité.

Au plan national comme au niveau fédéral, l’union s’avère donc indispensable. Voilà pourquoi, puisque nos représentants ont été incapables de s’entendre, la parole revient aux militants que j’appelle ce jeudi 20 novembre, massivement à

VOTER POUR SEGOLÈNE ROYAL

Retrouvons, ensemble, le goût de l’effort et le sens du mot Camarade. Nos concitoyens l’attendent. Mieux, ils l’exigent !

Adeline L’Honen, Conseillère régionale

Appel de conseillers régionaux à voter Ségolène Royal


Appel à soutenir Ségolène Royal


Nous n’avons pas soutenu les mêmes "motions". Mais nous appelons les militants socialistes des Pays de la Loire à choisir Ségolène Royal jeudi soir.

Dès le 1er tour, nous voterons pour un Parti Socialiste profondément renouvelé, ouvert sur toutes les couches de la société, parlant d’une voix claire face à la politique de Nicolas Sarkozy.
Après le congrès de Reims, il est grand temps que le Parti Socialiste se rénove et se rassemble.

Guillaume GAROT, Député de la Mayenne, Maire de Laval
Marie-Françoise CLERGEAU, Députée de Loire Atlantique, Adjointe au Maire de Nantes
Dominique RAIMBOURG, Député de Loire-Atlantique
Jacques AUXIETTE, Président du Conseil régional Pays de la Loire
Patrick MARESCHAL, Président du Conseil général de Loire Atlantique
Sylviane BULTEAU, Vice-présidente du Conseil régional Pays de la Loire (85)
Jean BURNELEAU, Conseiller régional Pays de la Loire (85)
Françoise GENTIL, Conseillère régionale Pays de la Loire (44)
Adeline L’HONEN, Conseillère régionale Pays de la Loire (44)
Fabienne RENAUD, Conseillère régionale Pays de la Loire (44)
Serge BARDY, Conseiller régional Pays de la Loire (49)
Pierre DEBRAY (49)
Andrée GAUDOIN, Conseillère régionale Pays de la Loire (53)
Loïc BEDOUET, Conseiller régional Pays de la Loire (53)
Jean-Yves GRELEAU, Conseiller régional Pays de la Loire (85)
Christophe CLERGEAU, Conseiller régional Pays de la Loire (44)
Patricia CEREIJO, Conseillère régionale Pays de la Loire (85)

Communiqué de Patrick Mareschal


AVEC SEGOLENE ROYAL

CONSTRUISONS ENSEMBLE LE PARTI SOCIALISTE DU XXIème SIECLE


Lors du Congrès de Reims qui s’est achevé dans la confusion, les valeurs communes qui fondent notre engagement de socialistes et les lignes de force idéologiques qui les expriment n’ont été remises en cause par personne.
Elles ont été exprimées dans notre « déclaration de principes » en 22 articles très clairs et adoptées à la quasi-unanimité en juin par le Conseil national du Parti après présentation et débat dans toutes les sections.
Ce qui a été au centre des débats, c’est la conception du Parti comme outil de l’action politique au service de ces valeurs, c’est son organisation, son fonctionnement, sa démocratie interne, le rôle premier des militants, le renouvellement des dirigeants, ses rapports avec le mouvement social et avec les citoyens.
Les termes du choix qui appartient maintenant à chaque militant, puisque le Congrès n’a pas su le faire, sont en réalité assez simples :

- Autour de Martine AUBRY et après le ralliement individuel et hors Congrès de Bertrand DELANOE, il y a le rassemblement surprenant des anciens adversaires d’hier : ils ont tous participé à partir de 1971 à la reconstruction du Parti socialiste par François MITTERAND. Leur action sur cette fin du 20ème siècle mérite le respect et leur expérience est précieuse.

Mais plus de 30 ans ont passé.
Aujourd’hui leur coalition donne l’image d’un vieux parti enfermé dans ses certitudes et dans ses rites, se protégeant de l’extérieur, fonctionnant en circuit fermé et de haut en bas. La maison se vide et les murs se lézardent mais on s’y barricadera peut-être jusqu’à l’écroulement final – comme la « vieille maison SFIO » en 1969.

- L’autre choix c’est celui du renouveau nécessaire et souhaité par la majorité des militants. Benoît HAMON et ses amis l’expriment à leur manière par la radicalité de leurs positions, stimulantes, nécessaires, dans un grand parti vivant et démocratique.
Mais c’est l’équipe réunie autour de Ségolène ROYAL qui lui donne ses meilleures chances : équipe nouvelle ouverte sans exclusive à une nouvelle génération, mobilisation et respect des militants, ouverture large des portes du Parti aux forces vives du monde du travail, de la vie associative, sociale, éducative, culturelle, capacité à rassembler, comme en 2007, toutes les forces de Gauche, élaboration collective de propositions politiques adaptées à la société d’aujourd’hui.

Ce choix n’est pas facile. La personnalité qui l’incarne, Ségolène ROYAL, déroute, dérange, inquiète parfois par la nouveauté de son attitude, de ses mots, de ses propositions, de ses rapports avec les militants.
Mais ce choix est celui du courage, de l’audace, de l’espoir.
Ce jeudi notre main de militant ne doit pas trembler.
Notre responsabilité est immense pour que vive cette idée belle et neuve du Socialisme.

Les élu(e)s socialistes du Conseil général :
Patrick MARESCHAL et
Gérard ALLARD, Xavier AMOSSE, Bernard AUNETTE, Pascal BOLO,
Claude BRICAUD, Bernard DENIAUD, Yanick LEBEAUPIN, Martine L’HOSTIS,
Michelle MEUNIER, Michel MERLET, Charles MOREAU, Fabienne PADOVANI,
Alain ROBERT

Congrès de Reims


Mes chers camarades,


Nous nous attendions à un congrès HISTORIQUE, compte tenu des circonstances.

Nous nous attendions également à un respect impeccable des traditions du parti.

Les diverses interventions, dès le vendredi après-midi, ont mis en évidence, que les motions ne présentent entre elles que peu de différence sur le constat de la situation de crises socio-économiques et politiques nationales, européennes et mondiales et sur les propositions visant à y remédier pour répondre à l'attente des peuples et notamment des plus malheureux. Certaines motions sont plus "extrémistes" que d'autres, mais toutes vont dans le même sens sur ces thèmes. C'est bien normal : nous sommes tous socialistes !

Ce qui fait divergence c'est le fonctionnement du parti. La seule à proposer un fonctionnement du bas vers le haut c'est à dire à l'écoute des militants qui sont sur le terrain et leur permettant de faire remonter leurs observations et propositions vers les instances supérieures du parti est la motion E alors que les autres motions proposent un fonctionnement descendant de l'appareil du parti vers les militants.
Chaque orateur, quelle que soit la motion qu'il défendait, a répété avec force que le non-respect du vote des militants était inacceptable!

Le samedi, les grands ténors du parti sont intervenus avec, pour certains, de belles envolées, mais aucun, sauf les signataires de E naturellement, n'a oublié de revenir sur la même critique de la motion E.: la question de la stratégie d'alliance lors d'une campagne présidentielle ! En revanche, les campagnes électorales locales, elles, à tous niveaux ne posent pas de problème au sujet de leurs alliances. Les exemples d'accords locaux avec le centre n'ont pas été rares lors des dernières campagnes municipales et cantonales
Ainsi, tout au cours de la journée de samedi, à chaque intervention, la salle attendait l'allusion à l'"horreur" que risquait le parti (si la motion E était au pouvoir) de conclure une alliance au centre !!!
On peut dire que M. BAYROU, sans jamais être nommé, a été très présent au congrès de Reims.
Devant tant de redites de la même critique et, à l'évidence, une fort mauvaise lecture de la motion E sur sa stratégie d'alliance, Ségolène Royal dans son intervention, a rappelé que :
1° le parti disposerait d'un projet socialiste dûment élaboré avec le parti.
2° : Sur la base de ce projet et seulement sur cette base, pourraient rejoindre le combat électoral tous les démocrates qui s'y reconnaîtraient.
Et cette stratégie est clairement présentée dans la motion E ! Encore faut-il savoir lire !
Ensuite, pensant donner le meilleur des gages pour rassurer les inquiets, elle s'est engagée à faire appel aux militants par vote sur l'opportunité d'une alliance, quelle qu'elle soit !

Ségolène, très chaleureuse, très humaniste, très proche des gens, a souvent su émouvoir la salle par sa sincérité et la réalité de son humanisme profond. Elle a bien sûr été applaudie longuement et a même eu droit à une standing ovation, non signalée par les medias... Par contre ce que les journaux ont signalé, c'est qu'elle avait été sifflée et sifflée -tenez-vous bien- alors qu'elle citait Jaurès !!! Convenez du ridicule !!!

Autre discours très vibrant, celui de Martine Aubry qui, malgré son air toujours un peu moralisateur, a su convaincre de la force de son projet social.
Les médias lui ont rendu justice et lui ont même accordé la standing ovation qu'ils avaient refusée à Ségolène... Bon !

Et tous les intervenants, y compris Martine, après avoir présenté les thèmes de leur motion ont tous, sans exception, rappelé le danger des alliances au centre de la motion E. Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre !

Les candidatures pour le secrétariat du parti ont été annoncées par les candidats à l'occasion de leurs interventions : Martine Aubry, Ségolène Royal et Benoît Hamon. Bertrand Delanoë, pour sa part, ne veut pas ajouter à la confusion et déclare qu'il ne sera pas candidat et ne donnera pas de consignes de vote.
Nous apprenons au cours des discours que la motion B rejoint la E.

Les délégués et auditeurs se sont ensuite réunis par motion pour préparer la fameuse commission des résolutions en espérant, bien que cela parût fort improbable après les discours, en espérant arriver à une miraculeuse SYNTHESE. Pour la E, le débat s'est déroulé en plein accord avec les principes défendus dans la motion sur l'écoute des militants et le respect de cette écoute.

Il n'y avait plus qu'à attendre le dimanche matin 8 heures.

Et là, patatras ! Aucune synthèse possible. Voici le récit de la nuit qui nous a été fait par la suite par plusieurs rapporteurs : Ségolène, sa motion étant arrivée en tête est priée de tenter de réunir autour de cette motion chacun des tenants des autres motions et passe en revue chacun d'eux (après des tractations nombreuses et des propositions d'amendements et de prises en compte des "non négociables" des autres motions; Le tout étant systématiquement refusé, elle est obligée de constater que personne ne veut s'allier avec elle. Sur ce constat, les tenants des autres motions demandent une suspension de séance. Au bout d'une heure et demie, nouveau constat d'échec : ni A, ni C , ni D ne parviennent à un quelconque rapprochement ! Ségolène et son équipe tentent de reprendre le débat, mais sans succès. Ils décident donc de quitter la salle.

N'oublions pas que les motions sur tous les projets concernant la politique socio-économique nationale, européenne et mondiale sont très proches les unes des autres...

M. Bayrou a dû bien s'amuser en lisant les récits des médias sur le congrès des socialistes...


Ségolène Royal à la tribune du congrès




Adeline L'Honen et Vincent Peillon



Ségolène Royal et Manuel Vals

Profession de foi de Ségolène Royal


Chèr-e-s camarades,

Au moment où la crise financière aggrave les souffrances, ici et dans le monde, la France attend les socialistes. Elle les appelle. Nous devons répondre, forts, déterminés, audacieux, vigoureux, énergiques.

La parole vous est aujourd'hui redonnée. Immense responsabilité, car c'est vous qui, par votre vote, allez forger l'unité du Parti socialiste et donc sa capacité à se faire entendre et à agir dans le tumulte.

Oui ou non voulons-nous ensemble écrire une nouvelle page de notre histoire, vibrante et populaire ?

Oui ou non voulons-nous bâtir ensemble le socialisme du XXIème siècle ?

Oui ou non, notre parti va-t-il s'ouvrir à toutes les diversités et devenir meilleur que la société qu'il prétend transformer ?

Oui ou non le peuple que j'ai vu tellement présent et attentif au cours de ces derniers mois va-t-il venir vers nous car nous aurons su lui redonner l'espoir ?

Notre avenir est à portée de main. A nous de le saisir. Nous avons les talents individuels. A nous de tisser le talent collectif.

Je veux mettre en valeur une nouvelle génération d'hommes et de femmes, de toutes origines et de tous les territoires. A nous de leur ouvrir les responsabilités et de demander aux anciennes générations d'être là et de leur transmettre l'expérience.

Vous savez que le Parti socialiste peut devenir un grand parti populaire. A nous d'accueillir toutes celles et ceux qui veulent combattre les dégâts du sarkozysme et construire un autre futur.

On nous a fait un procès intellectuellement déloyal sur la question des alliances. Pourtant notre motion est parfaitement claire : l'union de la gauche d'abord, la main tendue à tous les humanistes pour battre la droite, ensuite. Cette question sera soumise à une consultation directe des militants. Je m'y engage.

Vous savez que les jeunes des quartiers populaires et de toutes les couleurs sont massivement venus voter pour nous à l'élection présidentielle. Je les espère au Parti socialiste. A nous d'inventer de nouvelles formes de militantisme.

Les Français nous attendent. La gauche nous attend. La force d'être nous-mêmes et la force de changer dépendront de la force que par votre vote, chacune et chacun d'entre vous nous donnera jeudi prochain. Donnez-nous cette force et cette légitimité qui nous permettront de reprendre l'ouvrage, pour que tous les talents de toutes les motions se rassemblent pour combattre la droite, pour proposer et pour se faire entendre, ici, mais aussi en Europe et sur la scène internationale.

Je vous appelle toutes et tous à venir voter. Car aujourd'hui c'est vous, militantes et militants, qui détenez les clés de notre avenir commun et donc de celui de millions de citoyens qui nous attendent, parfois désespérément.

C'est vous qui pouvez donner l'élan de la transformation. Alors, allons-y.

Nous pouvons le faire. Nous devons le faire. Nous sommes les socialistes.

Nous allons retrouver la fierté de l'être tous ensemble, unis et offensifs.

Vous pouvez compter sur moi comme nous comptons sur vous.

Amitiés socialistes,


Ségolène Royal et Vincent Peillon, et toute l'équipe

Les animateurs de la motion B rejoignent Ségolène


Engager une rénovation radicale du PS


La motion B était notamment construite autour de deux exigences majeures :

* Devant le constat des impasses du modèle actuel de croissance, ultralibéral et productiviste, une réponse globale est nécessaire : la transformation radicale du mode de développement, prenant pleinement en compte la révolution numérique ;
* Forger les propositions politiques partagées pour engager cette transformation radicale requiert une force politique à la hauteur des enjeux, pour cela il est nécessaire d'engager une rénovation radicale de notre Parti

Jeudi 20 novembre nous sommes appelés à élire le nouveau leader du PS. Plus qu'un choix de personne, ce qui est en cause c'est d'engager la mue dont le PS a besoin.

Après avoir choisi en responsabilité de rejoindre la motion E pour participer à la construction d'une majorité au Congrès de Reims, force est de constater que celui-ci n'a pas permis de réunir les conditions de la nécessaire mutation du PS.

Le vote du 20 novembre est donc la prochaine étape pour tenter d'y parvenir.

Ségolène Royal - appuyée de Vincent Peillon - nous apparaît la mieux à même d'engager cette mutation. Nous apportons notre entier soutien à sa candidature et appelons celles et ceux qui se sont reconnus dans la volonté d'engager une rénovation radicale de notre Parti à voter pour elle jeudi.

Christophe Caresche, Géraud Guibert, Eric Loiselet
Animateurs de la motion B

Congrès fédéral de Loire-Atlantique



Le congrès fédéral de Loire-Atlantique s'est tenu samedi 8 novembre à Bouguenais.

Les délégués ont été accueillis par Michèle Gressus, Maire de Bouguenais, Pascal Primault, secrétaire de la section, Dominique Raimbourg, Député et Alain Gralepois, notre Premier secrétaire fédéral.

Puis les représentants des différentes motions se sont exprimés.

Patrick Bertu est intervenu au nom de la motion E. Il a reconnu la victoire de la motion A en Loire-Atlantique et félicité les vainqueurs. Puis il a souhaité qu'au national, un large rassemblement se fasse autour de la motion qui est arrivée en tête : la motion E.

Au cours du débat qui a suivi, Octave Cestor, Adeline L'Honen, entre autres, se sont exprimés au nom de la motion E.

Les membres du Conseil fédéral ont été désignés à l'unanimité.

Nous devons maintenant préparer le Congrès de Reims. La victoire au national de la motion E a été reconnue par tous les intervenants.

A nous maintenant de rassembler derrière les premiers signataires de cette motion.


Discours d'Adeline L'Honen


Mes chers camarades,

Le 6 novembre, les militants se sont exprimés.

Dans de nombreux départements, dans de nombreuses villes, nous avons assisté à une situation très originale.

Au niveau national, la Motion E « fiers d’être socialistes » arrive nettement en tête.

La première leçon de ce vote c’est l’expression claire des militants...
Oui mes chers camarades, le désir de changement qu’ils ont exprimé majoritairement jeudi soir, est véritablement le premier succès de ce vote.
Il doit se concrétiser au niveau national.
Ce sera la preuve essentielle du respect du vote des militants, et rappelez-vous, chaque motion s’y est engagée , il en va donc de la crédibilité de notre parti.

À l’image de notre motion qui a associé les militants dans son écriture et son élaboration, il nous faut un parti parfaitement connecté à sa base. Et c’est aussi cela l’expression du vote des militants.

IL NOUS FAUT continuer notre reconquête de l’électorat populaire commencée lors de l’élection présidentielle 2007, ET CONTINUER la reconquête des jeunes et particulièrement ceux des quartiers sensibles qui sont venus vers nous à ce moment-là , et qui souvent ont voté pour la première fois.

« Je veux un PS très nombreux, engagé, capable de s'ouvrir aux autres. Je veux un parti socialiste attractif. Je garantis qu'avec moi les choses changeront". Voilà ce que disait Ségolène Royal la semaine dernière sur LCI.

Elle a pris l'engagement de rassembler tous les socialistes et en cas de victoire d'associer TOUS les socialistes à la direction du parti. Aujourd’hui, comme elle le dit, le résultat du vote des militants lui donne une légitimité et une responsabilité, mais aussi des devoirs et notamment celui de mettre en mouvement la cohésion, la cohérence, l'unité des socialistes pour que nous passions rapidement à l'action...

Mes chers camarades, nous avons su mener un combat commun en 2007 et notamment en Loire-Atlantique.

Récemment, au moment des contributions, avec Jean-Marc et Alain, et bien d’autres élus et responsables fédéraux, nous avons signé et j’ai signé une contribution commune appelant au rassemblement des socialistes.

Quelques jours avant le vote, François Hollande a déclaré « qu’il soutiendra la motion qui arrivera en premier le soir du 6 novembre »

Il ne peut pas l’avoir oublié !

Aujourd’hui, Alain, Jean-Marc, c’est à vous de réamorcer cet appel DE RASSEMBLEMENT au niveau national, mais évidemment dans le respect du vote des militants : c’est-à-dire autour de Ségolène Royal, des signataires de la Motion E « l’Espoir à gauche, Fiers d’êtres socialistes »

Puisque c’est cette motion que les militants ont placée nettement en tête, et autour de tous ceux qui l’ont portée comme candidate à la Présidentielle de 2007.

Nous sommes collectivement responsables de la réussite de la gauche et du changement nécessaire.

Nous devons réussir ensemble, pour battre la droite et l'extrême droite, pour battre Nicolas Sarkozy.

Mes chers camarades, les Français n’en peuvent plus de nous attendre. Ils comptent sur nous, montrons leurs, lors de notre Congrès à Reims, que nous en sommes dignes.

Adeline L'Honen

Les militants ont voté. ils ont donné une majorité (certes relative) à la motion E et apporté leur soutien à l'équipe menée par Ségolène Royal.

Tous les socialistes doivent le reconnaître. C'est derrière cette motion que nous devons tous faire bloc.

C'est un des premiers signataires de la motion E qui doit devenir le Premier secrétaire du Parti socialiste.

Dans quelques jours c'est une nouvelle page de l'histoire du parti socialiste qui va s'ouvrir.

Maintenant nous devons consacrer toute notre énergie à préparer l'alternance indispensable en 2012. Les Français nous attendent. Soyons à la hauteur de leurs espérances.

Jean-Yves Le Du

Les militants se sont exprimés


Ségolène Royal vient de démontrer à tous ceux
qui voulaient la rayer du paysage politique français
qu'il fallait encore et toujours compter avec Elle.
Il faut TOUT faire pour réussir le congrès de Reims.

"Le résultat du vote me donne une légitimité", a jugé sur France Inter Ségolène Royal, qui a remporté 29% des votes des militants sur les motions au congrès.

"Il va falloir que le vote (des militants) soit respecté", a-t-elle affirmé.

L'ex-candidate à la présidentielle a néanmoins indiqué qu'elle ne "fai(sai)t pas un préalable" de sa candidature au poste de premier secrétaire du PS.

Ségolène Royal a admis que sa majorité était "relative" et a estimé qu'elle devait à présent "mettre en mouvement la cohésion et l'unité des socialistes" pour "rassembler tous les talents qui existent au Parti socialiste".

L'ex-candidate à la présidentielle, qui a obtenu la première place avec 29%, devant Bertrand Delanoë et Martine Aubry, tous deux autour de 25%, et Benoît Hamon, autour de 19%, a indiqué qu'elle téléphonerait dès vendredi à ses principaux rivaux, pour entamer des discussions "avec tout le monde, sans exclusive".

"Je veux m'atteler à cette tâche de l'unité" des socialistes
, a-t-elle dit.

Les responsables des autres motions "auront le sens des responsabilités", a-t-elle estimé, appelant à "mettre en place la meilleure équipe possible" pour "proposer une alternative crédible" à la majorité au pouvoir.

Qui a dit ???


« Je ne suis pas surpris qu'elle arrive en tête. D'autant moins surpris que je la connais bien. C'est une femme de caractère, elle a subi tout au long des derniers mois beaucoup de critiques et beaucoup de sarcasmes. Elle a tenu le cap et le vote des militants vient conforter sa position ».

« Je la connais depuis longtemps, nous avons été à l'Ecole Nationale de l'Administration (ENA) ensemble. C'est quelqu'un que je respecte et sur l'échiquier politique, je crois qu'il est temps que tirions aussi les leçons de l'élection américaine : le rassemblement ça vaut pour tous, et le respect entre la majorité et l'opposition. Sortir de cette langue de bois, de ce jeu d'invective, ça fait partie des choses qui me paraissent indispensables ».

Cliquez pour connaitre la réponse

Un message de Najad Belkacem


« Les militants socialistes exigent d'abord le changement : ils ont choisi Ségolène Royal pour le mener. »

Tel est le message très clair que les militants socialistes nous ont adressé hier soir en dessinant une vraie majorité pour diriger leur parti, celle des rénovateurs dans leur diversité. Avec un leader pour mener le changement, rassembler les tenants des différentes motions et synthétiser leurs propositions : Ségolène Royal.

Dès lors qu'on s'accorde sur cette analyse, il faut considérer le choix des militants socialistes comme sans appel, et le respecter pleinement. Il faut que tout le monde, sans exception, travaille désormais dans ce sens:celui de la rénovation en profondeur de l'appareil et du fonctionnement du Parti socialiste.

Rénovation avec la plus « atypique » des candidates qui arrive en tête, rénovation avec le plus jeune des candidats qui fait un score remarquable, rénovation encore avec les grands élus locaux en responsabilité dans les territoires mais qui étaient jusqu'alors oubliés de Solferino.

Alors quel visage pour la direction qui sortira du Congrès, le 20 novembre prochain ? Celui que promettaient chacun de ces grands gagnants du suffrage : une équipe nouvelle, rajeunie, féminisée, décentralisée, diversifiée. En un mot, une équipe qui change, avec des personnalités issues de toutes les motions qui ont fait ce choix, clairement.

C'est peut-être ce qui dérange et inquiète aujourd'hui celles et ceux qui regrettent les résultats d'hier soir en travestissant une réalité désagréable pour eux.

Car, oui, l'exigence de changement fera des victimes dans l'équipe sortante, mais tous ceux qui accepteront le choix des militants et iront de l'avant auront leur place dans la nouvelle majorité.

C'est une très bonne nouvelle pour le Parti Socialiste et l'avenir de la gauche dans notre pays."

Jacques Auxiette appelle à voter pour la motion E


Le Président de la Région des Pays de la Loire, fidèle à son soutien à Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle appelle les militants à voter pour la motion E

Il rejoint ainsi le Président du Conseil général de Loire-atlantique, Patrick Mareschal.
Mes cher(e)s camarades

A quelques heures d'un scrutin capital pour l'avenir de notre Parti et de la Gauche, une nouvelle va réjouir tous les militants de notre Région : Jacques Auxiette votera pour la motion E.

A travers tout le Pays, la mobilisation militante est reelle. Consacrons toute notre énergie à convaincre nos camarades encore hésitant(e)s.

E comme Espoir pour éviter en 2012 à la Gauche l'affront d'Avril 2002 !

P.Bertu

Jeudi, nous allons TOUS voter

pour la motion E

L'espoir à gauche

Fier(e)s d'être socialistes

Courrier de Ségolène (3 novembre 2008)

Chers toutes et tous,

On voudrait nous faire croire que le vote que nous allons faire jeudi est anodin, comme si les élections américaines devaient absorber tous les regards.

Mais non ! Ce vote est très important, historique même, et vous avez une responsabilité essentielle. N’oublions jamais que dans de nombreux pays des hommes et des femmes risquent leur vie pour créer des partis libres. Nous qui avons la chance de pouvoir agir, faisons-le, et je vous appelle à participer très nombreux à ce vote.

Car même si les Français ne comprennent pas toujours nos procédures, ce vote du Congrès va dire ce que l’avenir de la gauche sera.


Oui ou non, voulons-nous écrire une nouvelle page de notre histoire, vibrante et populaire ?

Oui ou non, notre parti va-t-il enfin bouger ?

Oui ou non
, la nouvelle génération que nous poussons en avant va-t-elle pouvoir prendre ses responsabilités ?

Oui ou non, le peuple que j’ai vu tellement présent et attentif au cours de ces derniers mois, va-t-il venir vers nous parce que nous saurons lui redonner de l'espoir ?


L'histoire nous enseigne que les civilisations sont mortelles. Pourquoi en serait-il autrement pour un parti ? Comme l'ont dit les femmes salariées de la Camif, les ouvriers de Ford et bien d’autres : « Le PS peut disparaître s'il s'éloigne du peuple. »

Même si ces mots nous secouent, il faut les entendre. Alors secouons-nous. Ne retournons pas à la case départ. Choisissons l’avenir. Donnons-nous un temps d’avance.

Nous n’avons pas le droit d’être faibles ou de disparaître au moment où la France a besoin de nous. N’oublions jamais la confiance que dix-sept millions de Français ont placée en nous, et pensons aussi à toutes celles et ceux cruellement déçus par une droite dont l’insolence le dispute à l’incompétence.

Aujourd’hui l’Amérique métissée assume son histoire. Et nous? Pourquoi renoncer à tendre la main à la France métissée qui a tant cru en nous et ne demande qu’à revenir vers nous ? N’y renonçons pas. Nous le ferons.


Imaginons que les Français, grâce à nous, se ré-intéressent à la politique.

Imaginons qu’on leur donne, nous socialistes, les clefs pour comprendre le monde et donc peser sur les choix de société.

Imaginons que nous apportions au mouvement social notre énergie pour inverser les rapports de force entre le capital et le travail.

Imaginons un parti dans lequel le coût de l’adhésion, désormais très modique, permettrait à la jeunesse, aux employés, aux ouvriers, aux petits retraités, de venir nous rejoindre.

Il faut oser un parti tellement uni et où les militants sont tellement respectés que lorsqu’ils désignent un ou une candidate, tous les autres font campagne pour la victoire. C’est possible, comme viennent de le montrer les forces qui se sont rangées autour de Barack Obama.

Il faut oser tout transformer pour mieux atteindre notre objectif. Quel est cet objectif ? Humaniser le monde. Agir pour que les valeurs humaines s’imposent toujours sur le cynisme financier. Un bout de changement ne suffira pas. Les tumultes actuels le prouvent.

Deux millions d’Italiens se sont levés contre Silvio Berlusconi et sa politique de destruction de l’éducation publique et laïque.

Je vous assure que nous sommes capables d’en faire autant. A condition de le vouloir.

Jeudi 6 novembre, vous pouvez le faire : votez pour une transformation radicale, sereine et utile.

Cette transformation que la droite redoute. Mais une transformation que les Français, notamment ceux qui souffrent, attendent de nous, parfois désespérément.

Oui, nous le voulons ! Oui, nous le pouvons ! En avant !

Fidèlement,

Amitiés socialistes,

Plus convaincue que jamais


Je viens de lire le "dossier spécial congrès" d'Ensemble. C'est incroyable !

Mais je suis plus que jamais convaincue qu'il faut voter pour la motion E.

Le texte est clair : énoncé des problèmes et solutions.

On ne vous mène pas en bateau, on ne vous saoule pas de belles phrases creuses.

Tout le monde peut comprendre, pas de langue de bois, on est là au plus près des gens, sur tous les territoires.

E comme Espoir, comme Envie d'autre chose.

Evelyne

L'équipe de la motion E au travail




Ca ne vous rappelle rien ??


Ségolène, tu peux compter sur nous
La victoire sera au rendez-vous

OUI, Si nous nous mobilisons jeudi,
nous pouvons être majoritaires

ALLEZ TOUS VOTER E

Souvenez vous il y a 2 ans
3 candidats en lice,
Incertitude totale.
Vous avez vu le résultat ?
Alors, pourquoi pas cette fois ??

Nous sommes en Loire-Atlantique et nous soutenons la motion E



18 mois après l'élection présidentielle, Ségolène Royal est toujours là. Elle tient bon ! Elle est entourée d'une équipe de responsables politiques de grande qualité. Faisons leur confiance !

Nous avons créé ce blog pour lui témoigner notre soutien.

Nous, militants de Loire-Atlantique, nous restons fidèles à Ségolène Royal.
Nous soutiendrons sa motion, la motion E.
Nous appelons à voter et à faire voter E.


Adeline L'Honen, Marie-José Gamondès et Jean-Yves Le Du

La réponse est....


Dominique de Villepin

Votez E


C'est incroyable ce que cette femme peut m'impressionner !


Par sa vision politique à longue échéance !
Par son respect de ses concitoyens !
Par l'attention qu'elle porte à tous !
Par son souci de ceux qui ont du mal à émerger de toutes les difficultés ordinaires qui les empêchent de vivre comme chacun devrait pouvoir le faire en toute sérénité !

Son sens de la justice est tellement fort qu'elle veut l'appliquer également au fonctionnement du Parti socialiste et permettre aux militants de la base d'avoir une chance de faire entendre leur point de vue et celui des citoyens qui les entourent, de faire remonter vers les dirigeants du parti la voix du peuple, tout simplement !

Vous avez deviné de qui je parle bien sûr !

C'est qu'elle l'a prouvé par l'exemple : elle est capable, tout en étant très compétente, excellente gestionnaire comme elle l'a démontré dans sa propre région de Poitou-Charente, de savoir régler les problèmes des uns et des autres... sans dériver de ses convictions !

Vous avez deviné ? C'est Ségolène Royal et la motion qu'elle signe avec d'autres camarades aussi qualifiés qu'elle par la gestion exemplaire de villes comme Lyon, Evry, de département comme l'Essonne et bien d'autres...reflète clairement les valeurs à la fois traditionnelles de la gauche et modernistes, tournées vers l'avenir pour répondre aux attentes des Français, de ses signataires !

Cette motion E est, en effet, en tous points satisfaisante car : elle a prévu la dérive capitaliste et financière qui nous vaut la grave crise mondiale actuelle et propose des solutions de bons sens pour éviter son renouvellement, au-delà "des cataplasmes" insuffisants mis en place par nos gouvernants... Elle met l'accent sur l'innovation technologique et les progrès de la connaissance par une amélioration très forte de l'éducation nationale, de son budget, du nombre des enseignants et de la reconnaissance qui leur est dûe en respect et en salaire... Ceci devrait faciliter une production de haut niveau et donner une position plus concurentielle aux PMI qu'elle propose en outre d'aider par des financements et des conseils adaptés ! Et il n'est pas possible de vous énumérer toutes ses propositions tant elle en est riche !

Que vous dire de plus ? S'il vous plait ! Lisez-là, cette motion E !

Lisez-là et surtout, jeudi 6 novembre 2008, votez pour elle pour donner une meilleure chance à la France parce qu'avec un projet pareil, la victoire sera assurée au parti socialiste en 2012 !

E comme Education, comme Encouragement, comme Entente, comme Ensemble, comme Espoir !

Marie-José Gamondès

Adeline L'Honen soutient Ségolène Royal


Adeline L’Honen, Conseillère régionale, apporte son soutien à la démarche portée par Ségolène Royal en vue du congrès de Reims du parti socialiste :

« Avec Patrick Mareschal, Président du Conseil général de Loire Atlantique, je tiens à apporter mon soutien à Ségolène Royal dont j’ai accompagné le combat politique lors des élections présidentielles en 2007.

Je sais que Ségolène Royal possède de grandes qualités personnelles et un charisme certain.

Son expérience et ses convictions la portent à des propositions novatrices utiles et une capacité à moderniser avec efficacité le Parti socialiste.

Elle sort des sentiers battus, elle sait écouter les Français et les comprendre. Avec elle, le Parti socialiste sera le fer de lance du renouveau dont a besoin la Gauche pour incarner une opposition constructive et une alternative crédible face au pouvoir actuel.

Dans le contexte économique et social qui est le nôtre aujourd’hui, j’appelle à un large rassemblement des socialistes autour de Ségolène Royal. »


Adeline L’Honen, Conseillère régionale


Patrick Mareschal soutient la motion E


« Je peux m'honorer d'un certain nombre d'années de militantisme et à ce titre je n'ai pas la mémoire courte. Je suis et reste profondément reconnaissant à Ségolène Royal d'avoir au printemps 2007 rassemblé les forces de gauche et d'au-delà, et recueilli sur son nom 17 millions de voix au second tour de l'élection présidentielle. Je me souviens en particulier de la mobilisation que Ségolène Royal avait suscitée parmi les électeurs de milieux populaires ou jeunes, qui étaient venus voter pour la première fois ou depuis longtemps.

Une telle performance n'avait rien d'évident, si l'on se réfère au précédent de 2002 et si l'on considère l'état de division et d'impréparation collective qui caractérise le Parti Socialiste et l'ensemble de la Gauche depuis le débat européen de 2005.

Je souhaite que l'acquis de 2007 ne soit pas perdu. Ségolène Royal possède des qualités personnelles, du charisme, des propositions novatrices et une capacité à moderniser le Parti. Elle est de toute évidence la personnalité porteuse de renouveau dont a besoin la Gauche pour incarner une opposition et une alternative face au pouvoir actuel. Je crois d'ailleurs que les Français donnent acte à Ségolène Royal des mérites de sa démarche, libre et humaniste, indépendante des puissances financières et des groupes de pression.Aujourd'hui, Ségolène Royal fait à nouveau preuve de courage en annonçant qu'elle ne fait pas de sa candidature au poste de Premier Secrétaire un préalable à sa participation à la réorganisation du Parti Socialiste. En dépassant ainsi les questions de personnes, elle témoigne ainsi d'une hauteur de vues que je me dois de saluer et de soutenir.
Au-delà des enjeux internes liés au prochain congrès de Reims, je souhaite qu'elle soit le porte-drapeau de toute la Gauche, progressiste et humaniste, en 2012. »

Patrick Mareschal, Président du Conseil général de Loire-Atlantique


Est-ce trop demander à nos camarades d'attendre le vote des militants le 6 novembre avant d'échafauder des stratégies d'alliances comme le font certains ????

Respectons les militants !

Ségolène Royal sur LCI ce dimanche soir


Ségolène Royal était l'invitée de RTL-LCI ce soir.

Elle a longuement évoqué la crise financière et regretté la réaction tardive de Nicolas Sarkozy.

Elle a appelé à "changer le système" capitaliste "devenu fou", mettant en garde contre le danger, faute de mesures structurelles, de "consolider un système perverti sans avoir le courage politique de le changer".

Si "on éteint l'incendie", mais que "le feu continue à couver sous la cendre, c'est-à-dire que le système va se rétablir tel qu'il est, alors là, la crise à venir sera beaucoup plus violente et beaucoup plus profonde", a-t-elle averti.

Interrogée ensuite sur le Congrès de Reims elle a constaté une certaine désaffection des militants par rapport au parti. "Des dizaines de militants se sont écartés du PS".

"L'important c'est que ça change" a-t-elle déclaré, en expliquant qu'elle veut faciliter l'adhésion de nouveaux militants.

"Je veux un PS très nombreux, engagé, capable de s'ouvrir aux autres. Je veux un parti socialiste attractif. Je garantis qu'avec moi les choses changeront".

Elle a pris l'engagement d'associer TOUS les socialistes à la direction du parti.

Ségolène Royal a rappelé que ce sont les militants qui vont décider, par un premier vote le 6 novembre sur les idées, par un second vote le 20 novembre pour l'élection de nos dirigeants.

"Les militants vont voter, voter librement, pour l'avenir".

La Présidence de l'UE vue par la presse européenne

Le Monde (31/12/08)

Comment traduit-on "volontarisme" en anglais ? Pour la correspondante à Paris de l'Irish Times, les mots "will" et "determination" reflètent mal le caractère "agressif" de l'hyperactivité du président français. Car comme le rappelle le quotidien irlandais, "le volontarisme du président français a un pendant qui lui est proportionnel : son appétit de pouvoir".
Un exemple ? Son désir, pour l'instant au point mort, de mener la présidence de l'Eurogroupe jusqu'en 2010. Au cours de ses six mois à la tête de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy a tour à tour embarrassé (Deutsche Welle), séduit (The Guardian) et agacé (Spiegel). Au-delà de la méthode du président, voici comment la presse européenne a jugé ses résultats.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy avaient trouvé mardi 11 mars un terrain d'entente sur le projet d'Union pour la Méditerranée au prix d'une révision à la baisse des ambitions initiales du président français et ont présenté ensemble la nouvelle version jeudi au sommet européen de Bruxelles.

L'Europe des institutions.

La présidence française avait commencé sous de mauvais auspices : le rejet du traité de Lisbonne, le 12 juin, par l'Irlande, que la France s'était pourtant jurée de faire adopter avant la fin 2008. Après une phrase malheureuse perçue comme une marque d'arrogance ("L'Irlande devra revoter") et un séjour éclair à Dublin pour s'en expliquer (The Irish Independent), Nicolas Sarkozy a finalement convaincu les Irlandais de repasser par les urnes en 2009. En contrepartie, l'UE s'est engagée sur plusieurs demandes de Dublin, comme le fait de maintenir le nombre de commissaires à 27. Des garde-fous qui représentent un "recul" de la réforme institutionnelle de l'UE, selon La Voz de Galicia. Par son style, le président français a perturbé le mode de fonctionnement de Bruxelles. Pour Le Soir, Nicolas Sarkozy "a modifié l'équilibre entre les institutions" en marginalisant la Commission européenne, "organe politique jusqu'ici central, menacé de devenir officine d'expertise technique".

L'Europe face aux défis du climat et de l'immigration.

Faire approuver par les 27 le "paquet énergie-climat" n'était pas chose aisée. L'objectif de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre avait en effet été décidé avant que la crise financière n'assombrisse l'avenir des économies européennes, rappelle le Daily Telegraph, relayant les craintes allemandes que des industries ne délocalisent hors d'Europe pour ne pas se soumettre à de telles contraintes. Mais en brandissant la menace d'un sommet d'urgence entre Noël et le Nouvel An, l'"entêtement français" aura finalement eu raison de ces inquiétudes, souligne El Pais, et mis d'accord les Etats membres sur des objectifs "peu réalistes". Le président français a plus facilement fait approuver le pacte de l'immigration, mais ce sont les citoyens, européens et extra-communautaires, qui ont dénoncé la mise en place d'une "Europe forteresse" (Visao).

L'Europe dans la spirale financière.

La crise financière mondiale ? "Un cadeau du ciel" pour le président français, selon Radio Netherlands, à peine ironique. En multipliant les initiatives sur la scène européenne et internationale, Nicolas Sarkozy, soutenu par le premier ministre britannique, Gordon Brown, a convaincu la Commission européenne et plus de vingt pays de s'engager dans des plans de relance, pour un coût global estimé à 200 milliards d'euros. Des efforts qui ont toutefois été contrés, note le Jornal de Negocios (Lisbonne), par les réticences allemandes à mettre la main au portefeuille.

L'Europe dans les relations internationales.

La présidence française aura été marquée, sur le plan international, par le conflit russo-géorgien. Si un accord de cessez-le-feu a été arraché aux deux parties en cinq jours – une "victoire diplomatique", selon la BBC –, cet accord aura mis du temps à se concrétiser sur le terrain, rappelle La Repubblica. C'est par une méthode inhabituelle, décrite par Trend News, que Nicolas Sarkozy a pu maintenir l'unité de l'UE : en prenant d'abord les décisions et en cherchant ensuite le consensus, plutôt que de passer par des phases préalables de négociations.

Un régime présidentiel.

Pour Le Soir, la "présidentialisation excessive du régime européen" a fait plusieurs victimes, en premier lieu "le couple franco-allemand". L'Allemagne, en effet, n'a guère apprécié d'être initialement écartée du projet d'Union pour la Méditerranée, ni de tenir la chandelle au couple Sarkozy-Brown (IHT). Autre couac, avec la Chine cette fois, qui a annulé sa participation à un sommet avec l'UE début décembre en raison de la rencontre entre le président français et le dalaï-lama. Les représailles de Pékin contre un dirigeant européen auront rarement été si vives. La raison de la colère des autorités chinoises, croit savoir le China Daily : le caractère imprévisible de la diplomatie française.
La fin du Sarko-euroshow. Que retenir donc de ces six mois ? "Plutôt que d'être un de ces grands dirigeants capables de mener l'Europe vers le futur, Nicolas Sarkozy s'est converti en gestionnaire de crises", estime Radio Netherlands. The Economist reconnaît un certain talent au président français dans ce rôle : "M. Sarkozy s'épanouit dans l'adversité et s'ennuie dans la tranquillité. (...) Sa diplomatie de la 'navette' [shuttle diplomacy] durant le conflit russo-géorgien et en pleine crise financière n'a pas été sans défauts, (...) mais elle a contribué à faire parler l'Europe d'une seule et même voix."

L'hebdomadaire britannique tempère toutefois son observation : si Nicolas Sarkozy a marqué la scène internationale ces derniers mois, au point d'être qualifié de troisième personnalité de l'année par l'hebdomadaire américain Time, il a surtout profité, avec une administration Bush sur le départ, de l'absence de leadership outre-Atlantique. Et comme le note un diplomate allemand, interrogé par le Herald Tribune, le contexte international a converti comme par miracle les défauts de Nicolas Sarkozy en qualités : "En temps de crise, l'hyperactivité devient synonyme d'énergie, l'autoritarisme d'obstination et l'imprévisibilité de pragmatisme."

Sera-t-il regretté ? Pas forcément là où on l'imagine, répond le Financial Times. C'est surtout à Paris, au sein des ministères, que l'on craint le retour dans les affaires intérieures de l'"omniprésident". "Les ministres français seraient ravis à l'idée que Nicolas Sarkozy préside l'Eurogroupe, note le quotidien financier. Ainsi, il serait suffisamment affairé pour ne pas leur faire une vie de misère."

Mathilde Gérard

Sarkozy au bord du précipice

Article de Newsweek, 21 décembre 2008

"Un Président au bord du gouffre."

On ne saurait être plus clair. Alors que les commentateurs les plus variés célèbrent la présidence française du Conseil européen qui s'achève dans quelques jours, le magazine américain est prudent et sévère.

Il est narcissique, et frise le culte de la personnalité

"Quel autre politicien se permettrait de telles envolées lyriques et de faire montre d'un tel culte du moi?"
"Habitué à voir triompher sa volonté, Sarkozy est cependant de plus en plus chatouilleux" Son pouvoir n'a plus de limite
"Par nature sûr de lui et peu enclin aux excuses, Sarkozy est essentiellement affranchi de tout contre-pouvoir chez lui. Le président français est aujourd'hui en quelque sorte Sarkozy sans limites, pour le meilleur et pour le pire."

Il a une ambition démesurée

"Chez Sarkozy, l'ambition prend à tel point le pas sur la diplomatie qu'il a semblé déterminé à garder la main sur le gouvernail de l'Europe, quelles que soient les conventions diplomatiques ou les partenaires qui pourraient se mettre sur son chemin."

Le monarque du moment

"Qu'au bout du compte on se souvienne de Sarkozy comme d'un grand homme, ou d'un simple exemple d'obstination et d'arrogance, l'histoire (et éventuellement ses partenaires européens) nous le dira. Les Français, pour leur part, en ont fait… leur roi.

Qui a dit que le Monarque avait bonne presse à l'étranger désormais ?

Présentation des motions : la conclusion d'Adeline L'Honen


Les règles mises en place et que nous acceptons, font que je suis la première à conclure !
On dit quelquefois, que le dernier qui parle a souvent raison !

Eh bien non mes chers camarades, le dernier qui parle n’a pas forcément raison, aujourd’hui, mes chers camardes, je vous dirai tout simplement à la fin de cette réunion, le jour du vote, posez-vous les questions suivantes :

Quelles sont les valeurs que nous voulons défendre, que vous voulez défendre ? la ligne politique est fixée pour l’ensemble des socialistes, par la déclaration de principes que nous, militants, avons votée récemment.

Alors voulons-nous, voulez-vous un parti réellement rénové ? dans sa direction ? dans son fonctionnement ? dans ses méthodes ?

Voulons-nous, voulez-vous un parti réellement ouvert vers tous les français et non pas un parti qui tourne sur lui-même, comme il le fait depuis trop longtemps ?

Voulons-nous, voulez-vous vraiment ce parti ancré dans les territoires, et effectivement proche des citoyens , comme nous savons le faire dans nos Régions ?

Un parti moderne qui réconcilie le dynamisme économique et le progrès social ?

Oui pour nous , face à la crise, le parti socialiste doit être ce laboratoire d’idées neuves qui apportera les outils politiques de contrôle et de régulation. Face au pouvoir en place dont la gabegie, l’incohérence et les turpitudes nous accablent chaque jour un peu plus, le parti socialiste doit être non seulement le premier opposant mais la voie de recours la plus crédible.

Le voulez-vous enfin ce parti respectueux du vote des militants ?

Parce que enfin il faut le dire, c’est la réalité, et vous le savez, c'est déjà arrivé que le vote des militants soit méprisé par nos dirigeants...

En 2007 aussi, le choix des militants a été piétiné. Malgré ce handicap, notre candidate était présente au 2° tour, elle est restée avec nous, debout, et a continué à se battre contre la politique de Nicolas Sarkozy ! Et c’est aussi grâce à cette formidable dynamique que nous avons gagné des sièges aux élections législatives qui ont suivi, ne l’oubliez pas ! Les militants avaient raison !

OUI c’est bien autour de la motion E que nous construirons un parti socialiste rénové, rassemblé, appliquant la démocratie jusqu’au bout, audible et crédible auprès des français.

Alors oui, si vous voulez ce parti réellement rénové mes chers camarades, alors , comme Patrick Mareschal, je vous appelle à voter la motion E.

Et puis franchement, mes chers camardes, je peux vous le dire, je suis confiante. Je fais confiance aux militants, je vous fais confiance, parce que en fin de compte, le 6 novembre il s’agira d’un vote à bulletins secrets. Quand vous mettrez le bulletin dans l’urne, l’essentiel c’est d’être en accord avec vous-même... Personne ne pourra vous dicter ce que vous devez voter !

Restez des hommes et des femmes libres !

Interviews de Ségolène Royal


Interview dans Le Parisien, du 2 novembre 2008


"La social-démocratie est un modèle périmé."

Le Parisien : La crise ne sonne-t-elle pas l’heure, à droite comme à gauche, des personnalités fortes et pragmatiques ?

Ségolène Royal : Les Français découvrent que les hauts dirigeants des entreprises et de la finance internationale ont emmené le système dans le mur. Pour changer la donne et le rapport de forces afin que la crise serve à quelque chose il va falloir, oui, beaucoup de courage, un esprit visionnaire et aussi ne pas être lié aux puissances d’argent.

Face à la rapidité de mutation du capitalisme, les socialistes n’ont-ils pas, à chaque fois, un métro de retard ?

Pas toujours !… Souvenez-vous de ce que j’avais dit pendant la campagne présidentielle et qui m’a valu parfois tant de sarcasmes : je parlais des rémunérations excessives des traders, du nécessaire recentrage des banques sur leur coeur de métier, de l’interdiction des paradis fiscaux, de la création de fonds public d’aides aux PME, de la sécurisation des salariés comme instrument majeur de l’efficacité des entreprises. Je n’étais absolument pas en retard, bien au contraire. En revanche, on ne peut que constater l’échec cinglant de la politique économique de la droite depuis un an et demi. Une politique qui se résume au bouclier fiscal, c’est-à-dire à un avantage aux rentiers.

Le PS n’a donc pas, selon vous, à revoir son logiciel, à aller plus loin ?

Bien sûr qu’il faut aller plus loin, et certainement pas en revenant aux idées de la social-démocratie , et encore moins aux idées libérales ! La social-démocratie a été opérationnelle à un moment donné de l’histoire. Mais comment ne pas constater qu’elle a été tenue en échec dans plusieurs pays européens ? Pourquoi ? Parce qu’il faut un Etat préventif qui change les rapports de force et non pas, comme dans la social-démocratie, un Etat secouriste qui ne remet pas en cause le système. Quand j’entends certains socialistes vanter les vertus en 2008 du modèle social-démocrate, je suis stupéfaite, car c’est un modèle périmé. C’est un nouveau modèle qu’il faut inventer. Avec une lucidité radicale sur de nombreux sujets…

Lesquels ?

Il faut, par exemple, obliger les entreprises qui font des bénéfices à rembourser tous les fonds publics afin de stopper les délocalisations et les licenciements. Je l’ai fait dans la région que je préside. Il est urgent de le faire à l’échelle nationale car des entreprises profitent actuellement de la crise voyez le comportement scandaleux d’ArcelorMittal en Lorraine pour accélérer certaines délocalisations. J’insiste : quand des entreprises se comportent mal, il faut être avec elles radical et, à l’inverse, tout faire pour sécuriser les PME innovantes en facilitant des compromis sociaux entre salariés et employeurs afin que tous défendent ensemble l’intérêt de l’entreprise.

C’est cela, le socialisme ?

Oui. C’est le socialisme du XXI e siècle, revisité à la lumière des immenses défis d’aujourd’hui. Une pensée politique doit toujours être en mouvement. Avec un certain nombre de repères intangibles.

Et c’est quoi « le » repère intangible du socialisme ?

C’est vouloir humaniser le monde. Regardez comment il en a besoin, le monde aujourd’hui ! L’Amérique de Bush a pensé et Nicolas Sarkozy reste fasciné par ce modèle-là que ce qui crée la richesse, ce n’est pas le travail bien payé mais la société de consommation à tout-va, fondée sur le surendettement des ménages, juteux pour les banques. Résultats : la crise planétaire, les salaires des équipes dirigeantes multipliées par dix en dix ans, les inégalités qui se creusent. Le salaire moyen des 50 patrons français les mieux payés a augmenté de 20 % durant la seule année 2007 et, pendant ce temps-là, la moitié des cadres a perdu du pouvoir d’achat. Or si les cadres sont démotivés, ça va très mal se passer dans les entreprises ! On ne va pas attendre trois ans comme cela. Il faut que Sarkozy rectifie la trajectoire. Seule une pression de l’opinion et un PS à l’offensive pourront l’y forcer. Les salariés désespérés de la Camif avec lesquels j’étais vendredi, qui voient les milliards pour les banques et rien pour eux, me disaient : « Sarkozy, avec de telles fautes professionnelles, mérite un préavis de licenciement pour 2012 ! »

Si votre motion obtient une majorité relative des suffrages, avec qui êtes-vous prête demain à passer alliance pour gouverner le PS ?

Tous ceux qui voudront nous rejoindre seront les bienvenus. On aura voté sur un projet. A partir de là, il n’y a pas d’interdit, pas d’exclusive. Parce que j’aime les militants, je ne suis pas rancunière. C’est pour eux que, dans cette période, je n’ai pas répondu aux attaques.
J’ai tracé ma route. Les militants auraient pourtant apprécié qu’un peu de respect soit demandé à M. Rocard par Bertrand (NDLR : Delanoë) , qui promet de la discipline. De même, comment Martine (NDLR : Aubry) peut-elle accuser le PS de ne pas avoir travaillé alors qu’elle a en charge, depuis trois ans, les questions sociales et l’emploi, comme secrétaire nationale chargée de ces questions ? Est-ce une autocritique ? Il faudra donc que le travail et le respect soient enfin les règles au parti. Donc, tout le monde est utile, mais il est temps que ça change et de donner des responsabilités à une nouvelle génération. Déjà, il y a un pack opérationnel qui fait une belle campagne collective : Vincent Peillon, François Rebsamen, Julien Dray, Delphine Batho, Najat Belkacem, Manuel Valls, Dominique Bertinotti, Jean-Jack Queyranne, Aurélie Filippetti, Guillaume Garot et, bien sûr, Jean-Louis Bianco, Jean-Pierre Mignard et Gérard Collomb.

En cas de succès de votre motion, serez-vous candidate au poste de premier secrétaire ?

Il y a un leadership politique qui continue et continuera. Est-ce que je l’assumerai en étant à la tête du PS ? On verra. Une évidence : une personne, quel que soit son talent, ne peut pas relever à elle seule tous les défis qui attendent notre parti. Il y aura demain des responsabilités bien identifiées et clairement déléguées. Dans un esprit d’équipe, avec un animateur d’équipe. Mais, aujourd’hui, l’heure est au choix entre des projets, et celui que je défends est le seul à assumer une continuité avec la campagne présidentielle de 2007. Il est très important que les militants choisissent à la fois le changement en profondeur du parti et la fidélité aux millions d’électeurs qui se sont reconnus dans ces idées. Indépendamment de ma personne, la présidentielle a été, en effet, un très grand moment de l’histoire des socialistes, spécialement pour les catégories populaires. Ce sont elles qui nous ont permis d’accéder au second tour. Tous ceux qui ont manqué de respect au vote des militants en critiquant ou en ne soutenant pas la candidate choisie par eux méritent-ils, moralement, leurs voix aujourd’hui ? Seule la droite pourrait s’en réjouir.

Propos recueillis par Philippe Martinat et Dominique de Montvalon




Interview dans La Tribune du 1er novembre 2008

"La France est un des pays les plus attractifs au monde. Il n'y a aucune raison que cela cesse."


La Tribune : Après la crise financière, on sent poindre une crise économique, craignez-vous une crise sociale dans la foulée ?

Ségolène Royal : Mais elle est déjà là. Le nombre de travailleurs pauvres a augmenté, la précarité et le chômage aussi. Même les cadres se sentent tirés vers le bas : une majorité d'entre eux se déclare en situation de déclassement social. Dans beaucoup d'entreprises, la colère monte. Et elle prend d'autant plus d'ampleur que, tout d'un coup les salariés, réduits au pain sec, découvrent que pour sauver le système financier on peut mobiliser très rapidement des dizaines de milliards d'euros. Par ailleurs, les mêmes qui parlent aujourd'hui de mettre des règles dans le système financier, continuent à casser les règles du code du travail. Tout cela me semble très dangereux. Pour que la dynamique économique reparte il faut que les salariés soient sécurisés, bien formés et bien payés. Les entreprises seront alors plus performantes parce que la productivité horaire du travail sera meilleure. Voilà le cercle vertueux dont la France a besoin.

Si vous étiez aux manettes que feriez-vous face à la multiplication des plans sociaux ?

D'abord je fais entrer l'Etat au capital des banques pour sauver les entreprises. Dans le même temps, je répercute la baisse du brut en baissant les prix de l'énergie. J'augmente immédiatement le pouvoir d'achat en supprimant le paquet fiscal que je transforme en un 13ème mois pour 8 millions de salariés. Et enfin je stoppe les délocalisations boursières. Et tout cela tout de suite. Arcelor Mittal a par exemple décidé de fermer ses hauts fourneaux en Europe. C'est impensable alors que la demande mondiale d'acier continue à augmenter. Ce groupe fait des profits. L'Etat doit demander aux entreprises qui pratiquent de telles délocalisations de rembourser la totalité des aides et des exonérations de cotisations. Elles y réfléchiraient à deux fois.

Avez-vous songé aux conséquences que cela aurait sur les investissements étrangers ?

La France est un des pays les plus attractifs au monde. Il n'y a aucune raison que cela cesse. Quand on regarde de près les motivations des investissements étrangers, on constate que notre pays est apprécié parce que son système éducatif, son système de santé, son réseau de transports et de communication sont performants. Il faut aussi de méfier de ces chantages supposés. Regardez ce qui a été dit au sujet du bouclier fiscal : c'était soi-disant le meilleur moyen de rapatrier les fortunes en France. Aucune fortune n'est revenue. Parce qu'il faut tout déclarer pour en bénéficier ? Je rappelle que le coût de la fraude fiscale est de 40 milliards, c'est-à-dire la quasi-totalité du déficit public de l'Etat.

D'une façon générale comment jugez-vous la gestion de la crise par Nicolas Sarkozy ?

L'annonce précipitée d'un plan d'un plan tous les deux jours est la traduction de l'inertie qui a prévalu depuis son élection. Car il a été élu dans un contexte de crise économique qui appelait des mesures immédiates. Or qu'a-t-il fait depuis un an et demi sur le plan économique : le bouclier fiscal et les mesures les plus irresponsables demandées par un Medef ami du pouvoir, avec des riches qui paient moins et tous les autres qui sont précarisés. Il n'y a plus qu'en France que le législateur se plie aux caprices d'un certain patronat, allant jusqu'à bafouer des accords entre partenaires sociaux. Vous vous souvenez que l'Etat, après avoir encouragé le patronat et les syndicats à négocier, s'est ensuite assis sur la négociation pour en casser le résultat par la loi. Or il est prouvé que la qualité du dialogue social est un moteur d'efficacité, parce que c'est gagnant pour l'entreprise et gagnant pour les salariés. Mais pour cela il faut la confiance et par ces méthodes d'un autre âge la confiance a été brisée.

Les parachutes dorées, les stocks-options sont aujourd'hui sur la sellette...

Pas du tout. Nicolas Sarkozy souhaite que le Medef s'autodiscipline ! Ah bon ? Les gens vont décider eux-mêmes de baisser leurs salaires ? Vous y croyez ? Et si au moins, la politique économique menée depuis un an et demi avait été efficace ! Regardez ce qu'en pensent les patrons de PME : 90% d'entre eux estiment que rien de rien n'a été fait pour eux. J'aurais fait le small business act tout de suite. J'aurais tout fait, comme nous l'ont encore demandé de jeunes patrons d'entreprises de pointe à Toulouse, pour qu'ils puissent augmenter leurs fonds propres et que les banques prennent des risques sur l'innovation. C'est pour cela qu'il faut des fonds d'innovation et la banque publique d'aide aux PME. Pourquoi une banque publique ? Parce qu'elle sera dispensée de spéculer et se concentrera sur l'aide aux entreprises qui innovent.

Nicolas Sarkozy a-t-il suffisamment œuvré pour débloquer le marché interbancaire ?

Le marché interbancaire pouvait être débloqué en 24 heures ! Quand l'Etat met dix milliards dans les banques, il est en droit d'attendre que les banquiers lui obéissent. Non seulement les banquiers qui ont failli sont toujours en place (malgré les promesses de sanctions), mais le crédit interbancaire n'est toujours pas débloqué.

Qu'est-ce qui manque ? La pression sur les banques ?

Ce qui manque, c'est l'autorité de l'Etat. Ce qui manque, c'est que l'Etat entre au capital des banques ! Ce qui manque, c'est de la cohérence, c'est le respect des contribuables qui sont en droit d'attendre que l'on agisse en leur nom. En revanche, ce qui ne manque pas, c'est une connivence de classe comme il n'y en a nulle part ailleurs en Europe entre le pouvoir actuel, certains banquiers et certains grands patrons, notamment ceux qui sont propriétaires des médias. Comme je l'ai déjà proposé, aucun groupe financier ou industriel vivant de la commande publique ne devrait posséder plus de 25% d'un média. Car si les médias, au nom de l'opinion publique, étaient beaucoup plus sévères pour contrôler les mauvaises décisions et exiger les bonnes, au nom du bon sens, nul doute que les choses iraient mieux.

Nicolas Sarkozy a quand même mis d'accord tous les pays de la zone euro sur le plan coordonné...

C'est Gordon Brown qui a été le déclencheur de cet accord, mais reconnaissons que tout le monde y a mis du sien... Et même s'il vaut mieux tard que jamais, tout le monde sait que cela aurait pu être fait plus tôt. Il aurait fallu bouger dès l'année dernière, au moment de la crise des subprimes. Les banquiers savaient parfaitement qu'il y avait des financements croisés entre les banques françaises et américaines, que des banques françaises avaient acheté des créances douteuses. Comment Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde peuvent-ils oser affirmer qu'ils découvrent la crise financière ? Soit ils mentent, soit ils sont incompétents.

L'Union européenne a décidé de lancer un plan d'action pour soutenir l'économie. La soutenez-vous ?

Oui bien sûr et je souhaite que ce plan s'accélère et que cela réussisse. Il y a des leviers considérables de croissance économique : habitat durable, éducation, santé, grandes filières industrielles, automobile, aéronautique, sidérurgie, tout cela en relevant le défi de la lutte contre le réchauffement planétaire.

La crise va-t-elle au moins permettre de conforter la construction européenne ?

La crise peut être une chance si elle permet de changer le système, les règles du jeu, les rapports de force et non pas consolider un système perverti qui vient d'aller dans le mur. Si rien n'est fait, on sait qu'il y aura d'autres crises, en raison notamment des pratiques prédatrices de fonds d'investissement non réglementés, qui, comme avec la CAMIF, cherchent à faire du profit sur le dos des PME. Le risque c'est que tout recommence, puisque rien ne change. Les traders sont toujours payés en fonction de l'argent qu'ils retirent des spéculations boursières, sans aucune pénalité quand ils font perdre de l'argent.

Certains économistes disent que les fonds alloués aujourd'hui aux banques vont créer une nouvelle bulle spéculative...

C'est possible parce que ces 10 milliards, ils vont où ? Ils sont utilisés comment ? On ne sait pas. On est quand même dans un système fou. Si cela se trouve, les banques continuent à spéculer avec ces fonds, puisque l'Etat n'est pas au conseil d'administration et n'exige pas que ces 10 milliards soient uniquement utilisés pour octroyer des crédits interbancaires ou pour financer l'innovation des PME. C'est très grave : l'Etat a trouvé de l'argent pour les coupables de la crise et ses victimes, les entreprises et les ménages, les contribuables, n'ont aucun moyen de savoir comment leur argent va être utilisé. Pourquoi n'y aurait-il pas dans les conseils d'administration des épargnants, des citoyens, des associations de consommateurs, le centre des jeunes dirigeants, la CGPME... Voilà la vraie réforme de la gouvernance des banques.

La gauche européenne est restée bien muette dans cette crise.

C'est dommage. Le Parti socialiste européen devrait se faire entendre. Peut-être est-ce à cause d'une structure trop lourde, mais il n'est pas trop tard pour organiser un forum global sur le nouveau système de société et de production qu'on doit mettre en place. En plus la crise est une opportunité pour les idées de gauche. Il y a une réhabilitation du rôle de la puissance publique. Il ne s'agit pas non plus de tomber dans une économie étatisée mais de prouver que les droits et les devoirs, cela doit être pour tous, à chaque échelon de la société.

Et comment expliquer que le Parti socialiste français ne prenne pas aujourd'hui plus de poids, dans un contexte qui lui est favorable ?

Parce que le PS doit se reconstruire. Je ne vais pas en rajouter sur la nécessité pour le PS de changer, de se rénover en profondeur et de porter un projet alternatif à la hauteur des défis du temps présent.

Propos recueillis par Hélène Fontanaud, Ivan Best et Pierre Kupfermanhtt

Interview de Jean-Louis Bianco

1. Que vous inspire la crise financière actuelle ?

Ce qui se passe montre où conduit la spéculation financière, la recherche effrénée du profit à court terme et l'absence de toute régulation sérieuse.
Les racines du mal sont profondes et durables. La finance de marché a contourné les normes Bâle II (qui imposent aux banques de détenir un dollar de capital environ pour 12 dollars de crédit) et permis à ses acteurs d'accorder 32 dollars de crédit pour un dollar de capital. Par le biais de la titrisation, les banques ont pu revendre leurs créances et prêter toujours plus, au mépris de toute prudence élémentaire, en refusant de voir que le taux d'endettement des ménages américains atteignait des niveaux insoutenables. Quant aux grands fonds spéculatifs, ils n'ont jamais été assujettis à la moindre règle et ce, d'autant moins qu'ils ont souvent leur siège dans des paradis fiscaux.
Cette crise est une preuve de l'échec de la régulation de la finance par elle même. Un monde où les transactions réelles, celles qui concernent les biens et services, ne représentent que 2,7 % des transactions monétaires de la planète est un monde de fou.
Aujourd'hui, nous devons donc avoir le courage politique de changer un système financier perverti. Comme l'a rappelé à de nombreuses reprises Ségolène Royal, rien ne serait pire que de simplement colmater les brèches et consolider ce système.
À travers la motion E, nous affirmons qu'un autre monde est possible, un ordre financier, économique, écologique et social juste et efficace. La mondialisation n'est pas forcément porteuse de toujours plus de malheurs, elle peut et doit provoquer un progrès de civilisation. C'est la volonté politique qui arbitrera cette alternative car les propositions existent, notamment au niveau européen. Un certain nombre sont présentes dans notre texte.

2. Quel rôle pour le futur premier secrétaire ?

Le ou la futur(e) Premier(e) secrétaire devra faire des propositions fortes, précises, crédibles sur un nouvel ordre mondial et répondant aux problèmes quotidiens des Français. Il s'agira de porter une opposition très claire face au pouvoir actuel qui défait l'impartialité de l'État sur tous les terrains. En parallèle, il ou elle devra faire de notre formation politique un parti de masse, profondément renouvelé, ouvert et en phase avec la société.

3. Quel fonctionnement pour le PS demain?

La force du PS tient à sa capacité à s'ouvrir en permanence sur l'extérieur. Il nous faut donc de nouvelles formes de militantisme, et des conventions thématiques dans chaque région ou département. Notre formation devra être plus à l'écoute des territoires, des militants, des élus locaux. Les élections locales ont prouvé que les Français faisaient majoritairement confiance aux élus socialistes. Nous devons donc donner plus de poids aux intelligences territoriales mais également reprendre notre place sur le terrain, dans les mouvements sociaux, et travailler largement avec les milieux universitaires, économiques, associatifs, syndicaux et avec l'ensemble des citoyens. Enfin, le Parti devra être en capacité de rassembler sur des bases claires et être audible. Cela passe par une opposition conforme aux valeurs fondamentales des socialistes, avec un projet crédible et ambitieux, et avec des réponses concrètes données aux Français. Il faut défendre une volonté radicale de transformation sociale.

4. Quelles relations envisager avec le MoDem ?

Notre motion est parfaitement claire, d'abord un parti de masse, et la stratégie d'Épinay. Elle consiste d'abord à rassembler la gauche, toute la gauche. Nous n'avons donc pas de divergence avec les autres motions sur ce point. Mais arrêtons l'hypocrisie : dans toutes les motions, il y a des élus qui ont fait alliance avec le MoDem. Nous savons tous que le PS ne peut pas toujours l'emporter seul. Ainsi, nous voulons être cohérents entre nos idées et nos actes. Après avoir rassemblé la gauche, nous devrons discuter avec l'extrême gauche qui devra alors se positionner clairement sur ses motivations. De la même manière, nous devrons discuter avec tous les démocrates (dont les candidats du MoDem) sur la base de notre projet et autour de nos propositions.

5. Citez trois propositions concrètes de votre motion.

La crise que nous connaissons est multiple, nos réponses doivent donc répondre à plusieurs problématiques liées entre elles.
Pour être très concret, je pense important d'évoquer le problème du rapport entre le travail et le capital. La crise du travail en France est bien présente. Par rapport aux autres pays européens, les salariés français sont moins satisfaits de leur situation. Sur ce point, nous proposons de réformer la composition des conseils d'administration des entreprises avec une représentation des salariés à hauteur de 30%.
L'actualité illustre aussi la nécessité pour notre économie de permettre la création d'emplois durables, la soutenabilité de nos comptes publics, la préservation de notre modèle social et la compétitivité de nos entreprises. Proposition très concrète là encore, la conditionnalité des aides qui doivent être subordonnées à la prise de risque, à la création d'emplois non précaires, à la non délocalisation.
Enfin, pour faire d'urgence l'excellence environnementale, nous souhaitons créer un fonds "après pétrole" (notamment en taxant l'industrie pétrolière) avec deux objectifs : subventionner les installations en énergie renouvelable et financer les transports alternatifs propres.
Ces trois propositions ne sont présentes que dans notre texte."

Présentation des motions à La Baule

La deuxième réunion de présentation des motions en vue du congrès de Reims, dans la 7ème circonscription s'est tenue à La Baule, le mardi 28 octobre 2008, devant une assistance à peu près aussi nombreuse que lors de la 1ère réunion du 21 octobre (une soixantaine de militants).

Les motions ont été présentées dans l'ordre alphabétique.
Ni la motion B, ni la motion F n'étaient représentées.

Yannick Vaugrenard, député européen, est ainsi intervenu pour parler de la motion A. Il a notamment insisté sur la nécessité d'un rassemblement du parti en une période difficile de crise mondiale et, dans ces conditions, le besoin d'un homme fort pour diriger le parti.

La motion C défendue par deux camarades a été assez longuement détaillée, la partie économique en particulier, par la première intervenante Chloé Le Bail. Comme lors de la première réunion à La Chapelle des Marais, beaucoup d'enthousiasme et d'appel aux jeunes mais un langage un peu technique qui était peut-être hors de portée d'un certain nombre de présents.

Lintervenant pour la motion D a repris un certain nombre de ses propositions.

C'est Adeline L'Honen, conseillère régionale qui est à son tour intervenue pour la motion E.
Elle a rappelé les points d'accord avec les autres motions et insisté sur la nécessité de remettre en marche un parti fort, un parti disposant d'un grand nombre d'adhérents pour être entendu des Français, d'un parti riche de propositions qui répondent aux besoins de tous (y compris des retraités) et s'appuyant sur les expériences sociales et économiques rélisées avec succès dans le territoires tenus par des socialistes.
Adeline L'Honen a aussi noté l'importance d'un parti démocratique dans son fonctionnement (de la base vers la haut et non l'inverse ) et dans ses méthodes.

Le débat avec la salle a marqué une très forte approbation des militants présents pour la motion C.

Plusieurs interventions d'Olivier Chateau qui avait présenté la motion A lors de la première réunion ont tenté de désamorcer cet intérêt en critiquant longuement les propositions C mais ne semblent pas avoir réussi à modifier la tendance.

Lors des conclusions, Adeline L'Honen a tenu à informer le public de l'organisation surprise d'une réunion fédérale de débat sur la motion A par intervention du secrétaire national François Hollande et de... Devinez qui ? Betrand Delanoé !!! A cette réunion étaient invités pour le lendemain tous les secrétaires de section du 44, tous les secrétaires adjoints et les trésoriers. A la question de savoir si une réunion semblable des autres motions pouvaient être organisée (ce qui semble matériellement impossible étant donne la proximité de la date fixée pour les votes), il n'a pas été répondu par les defenseurs de la motion A présents.

C'est Yannick Vaugrenard qui a parlé en dernier en rappelant que, quel que soit le vote des militants, il nous faudrait tous nous retrouver unis pour défendre le projet choisi.

La soirée s'est terminée comme une semaine plus tôt, par un pot de l'amitié.

Le PS ? un grand parti démocratique.


Connaissez vous un autre parti où il y a une telle consultation à tous les niveaux sur notre politique, notre projet, le choix de nos dirigeants, des secrétaires de sections jusqu'au Premier secrétaire ?

Qui dit choix, dit débat !

Si nos débats peuvent parfois donner une impression de désordre, ils sont cependant indispensables à ce que chacun puisse apporter sa contribution à l'élaboration du projet du parti.

Je suis fier d'appartenir à ce parti où de nombreux hommes et femmes exercent ou exerceront des responsabilités importantes.

Nous ne sommes pas un parti où un homme se lève, s'auto-proclame candidat, est désigné (pour la forme) avec 98 % des voix, et une fois élu exerce un pouvoir sans partage.

Observez ce qui se passe chez nous, et si vous voulez voir de plus près, c'est simple. Rejoignez nous !

Jean-Yves Le Du

Pour moi, c'est encore ELLE


Pour moi, c'est encore elle, pour moi, c'est toujours elle ! Et pourquoi faudrait-il que je change d'avis sur ses qualités que j'avais choisi de respecter, d'admirer en 2007, lors de la campagne des présidentielles où elle a su, tout de même, réunir 47 % des voix au second tour, parce que tout simplement les circonstances ne sont plus les mêmes, que le Parti proclame qu'il veut réaffirmer ses valeurs et se préparer pour une victoire en 2012 ?

D'aucuns, après une ou deux défaites, ont été portés aux nues par notre Parti et gardés à sa tête comme des trophées victorieux... Mais attention ! Ségolène ROYAL est une femme ce qui n'est pas facile à porter dans un parti dont certaines élites sont encore un peu (un peu ?) machos !

Moi qui suis aussi une femme et donc apte à voir et apprécier ses qualités, je peux vous dire que c'est la meilleure, c'est la plus claire dans ses propositions, c'est la plus fidèle dans son approche démocratique des problèmes et dans ses choix de société, la plus réaliste dans ses propositions. D'ailleurs des hommes de bon sens ont su se regrouper avec elle dans la motion "L'espoir à gauche, fiers d'être socialistes". C'est la preuve que tous les socialistes ne sont pas sexistes...

Bientôt je reviendrai sur ce blog vous expliquer et tenter de vous faire partager dans le détail tout le bien que je pense de cette motion.

A bientôt donc ! Et n'oubliez pas qu'il vous est permis et même conseillé de répondre...

Marie-José Gamondès

Coup de gueule !


J'en ai ASSEZ de ces gens de droite, de ces journalistes, de quelques soit-disants socialistes aussi malheureusement, qui caricaturent à dessein les idées, les interventions de Ségolène.

J'en ai assez de les entendre dénigrer depuis la campagne présidentielle celle qui a tout de même obtenu 47 % des voix des français il y a 18 mois.

En quoi Ségolène Royal a-t-elle démérité ?

D'autres candidats n'ont-ils pas été portés aux nues pour avoir réalisé de bons scores, bien qu'ayant été battus.

Souvenons nous du "choc" provoqué par François Mitterrand en 1965 pour avoir mis le Général De Gaulle en ballotage.

Souvenons nous encore de François Mitterrand battu de justesse par Valéry Giscard d'Estaing en 1974, avant d'être élu en 1981.

Souvenons nous de Jacques Chirac battu en 1981, puis en 1988 (avec 46 % des voix) avant de gagner en 1995.

Certes Sarkozy a été élu du premier coup ! Est-ce une référence ?????

Nous faisons confiance à Ségolène Royal ! Nous savons qu'elle peut et doit jouer un grand rôle dans notre pays. Et pourquoi pas le premier ?

Jean-Yves Le Du

Amis socialistes, soyons à la hauteur, les Français nous regardent et nous attendent.


Être de Gauche, être Socialiste suppose d'abord de penser le monde dans lequel nous vivons pour ne pas être contraints de subir «le cours logique du monde tel qu’il va».

Nous sommes portés par un idéal de progrès, de justice sociale, d’épanouissement de la personne humaine. Nous voyons bien chaque jour l’inquiétude de couches moyennes de moins en moins confiantes dans leur avenir et leurs difficultés quotidiennes pour trouver un emploi ou même un toit. Plus grave, nous sentons le recul constant des valeurs de solidarité, de respect, de service (notamment public) dans notre société. Nous voyons bien que la France vit une crise culturelle de ses valeurs républicaines fondatrices.

Le culte de l’argent et de la réussite individuelle ne peuvent résumer seuls l’avenir d’un pays, en fonder le lien social. Portant plus loin notre regard, nous mesurons l’ampleur des inégalités qui se creusent partout entre les pays mais aussi, de plus en plus, à l’intérieur de chaque pays.

Il est donc urgent que le Parti Socialiste redécouvre un langage conquérant adapté au monde d’aujourd’hui. C’est de cette manière que nous retrouverons le meilleur de la tradition du socialisme : celui d’un socialisme clairement réformiste. Il nous faut pour cela redonner un sens au beau mot de réforme et non le laisser détourner comme on a tenté de le faire avec les noms de Jean Jaurès ou de Guy Môquet.

Nous résigner ? Comment le pourrions-nous face au monde tel qu’il va ? Chaque jour il semble plus violent, plus inégalitaire, plus risqué, plus contradictoire. Nous produisons des richesses, et pourtant, plus que jamais nos destins semblent écrits d'avance.

Nos personnalités ont un besoin d'expression croissant qui souffre du défaut de règles collectives. Nos énergies doivent être libérées, mais pas au prix d’un démantèlement des protections et des sécurités sociales. Notre maîtrise technologique n’a jamais été aussi forte et pourtant nous n’avons jamais été aussi fragiles face aux désordres climatiques et environnementaux que nous provoquons. C'est pour tout cela que nous avons besoin d'un socialisme qui transforme sans détruire, un socialisme respectueux de la personne, défenseur des plus faibles, innovateur économique, initiateur d'un monde plus juste et de paix. Un socialisme réformiste.

Nous devons être ceux qui mettons la démocratie au coeur de tous nos choix. C'est cela que nous appelons le socialisme réformiste.
Notre congrès est une chance. À nous de la saisir tous ensemble. Faisons vivre toutes ces idées au congrès de Reims.

Amis socialistes, soyons à la hauteur, les Français nous regardent et nous attendent.

Romain Mercière

Discours de Ségolène sur la crise financière (15 octobre)


Discours à Parempuyre sur la crise financière (1/2)
Vidéo envoyée par segolene-royal


E, je voterai E !


Bien sûr que je voterai pour Ségolène, afin que sa motion soit approuvée, car je la trouve loyale et novatrice.

Elle a un langage compréhensible par tous, elle est jeune, c’est peut être ce dont a besoin le PS.

Je vote pour la motion E de Ségolène, mais surtout pour que l'union se fasse au sein de notre parti.

Il ne devrait plus être question des anciennes élections Présidentielles ou des prochaines, c’est maintenant qu’il faut l’unité du PS. Toutes ces querelles intestines me paraissent bien vaines, quand autour de nous tant de misères ressurgissent.

C’est “MAINTENANT” que le PS doit agir, établir un programme cohérent et avec la participation de tous les responsables. Est-ce un rêve ?????

Jeannine Sévérin

Débat sur la motion E à Nantes


De nombreuses personnes ont assisté lundi 6 octobre à la présentation de la motion soutenue par Ségolène Royal.

Patrick Mareschal, Adeline L'Honen et Patrick Bertu nous ont exposé les raisons de leur choix. Un débat constructif a permis des échanges fructueux.

Nous en sommes sortis renforcés dans le soutien que nous apportons aux idées portées par Ségolène Royal et ses amis.



E, comme Espoir




Pour ma part, j' irai jusqu' au bout avec Ségolène Royal, je l' accompagnerai tant qu' elle fera de la politique.

Je pense qu' elle est la seule qui peut encore donner de l' Espoir aux couches populaires et aux jeunes des banlieues.

Personnellement, je suis Gauche-Gauche, je suis adhérente à la CGT depuis 1971et pourtant je me retrouve dans ce qu' elle dit car elle est proche des gens.

Donc, E comme Espoir et nous serons tous solidaires et fraternels.

Mado Moisan

Pourquoi je soutiens la motion E


Le 6 novembre, nous devrons choisir entre des motions, des projets, puis plus tard la personnalité qui incarnera le mieux la politique définie par le Congrès de Reims.

Beaucoup pensent et disent que Ségolène Royal a été une bonne candidate en 2007 et pourrait être la mieux placée pour l’élection présidentielle de 2012, mais certains pensent que son intérêt n’est pas de briguer le poste de premier secrétaire. Ce qui les amène à voter pour une autre motion.

Rappelons que Ségolène ne fait pas de son élection à la tête du parti un préalable.

Ce que nous voulons, c’est le rassemblement de TOUS les socialistes.

Si j'ai choisi la motion portée par Ségolène Royal, c'est aussi aussi par fidélité à sa personne, à sa méthode de travail, à ses idées novatrices.

Quel que soit notre futur Premier secrétaire, je le soutiendrai jusqu’en 2011, et là, à nouveau, il y aura un choix à faire. Ce choix s’imposera à tous.

Arrêtons avec les « Tout sauf »….. ou plutôt gardons les pour nos adversaires.

« Tout sauf Sarkozy », nous sommes tous d’accord.

Mais surtout TOUS AVEC celui ou celle qui va nous diriger pendant 3 ans.

TOUS AVEC celui ou celle qui portera nos valeurs socialistes en 2012.

TOUS pour l’alternance dont notre pays a besoin.

Je voterai et je vous appelle à voter pour la motion proposée par les amis de Ségolène, dans le respect de ceux qui ont fait un autre choix.

C’est en 2011 que, conformément à nos statuts, nous désignerons notre candidat(e) ou notre candidate à la présidentielle.
Et, cette fois, il faut que nous mettions TOUS, toute notre énergie pour le ou la soutenir et pour gagner.

Jean-Yves Le Du

Gaëtan Gorce avec nous


L'an passé au Conseil national de juin, j'avais dénoncé une méthode, celle des contributions et des motions, obsolète, dépassée, qui ne sert plus que de paravents à des querelles de personnes. 18 mois plus tard, cette triste mécanique tourne à plein : nul bilan de nos défaites ou de leurs causes; nulle amorce de véritable réflexion politique sur ce que peut et doit être une gauche d'aujourd'hui... Soit!

Parce que la politique est d'abord tournée vers l'action, l'on ne peut cependant se résigner à ce constat. Le réquisitoire est utile pour permettre une prise de conscience mais il ne peut suffire! Aussi, et quoi qu'on en pense, convient-il désormais de tout mettre en oeuvre pour que Reims, à défaut d'être réussi, ne soit pas un échec collectif. Peut-être même peut-on espérer en faire le modeste point de départ d'un changement nécessaire. Notre but doit être par conséquent d'exercer une pression suffisante au cours des prochaines semaines pour que la voix de la rénovation ne soit pas étouffée; pour que nous soyons suffisamment nombreux à exiger une démocratisation de notre parti, par exemple en réduisant le plus possible la place des clans et des courants; pour que les votes militants viennent ponctuer, dans le cadre de consultations et de conventions thématiques chaque étape de notre réflexion collective; pour que vive l'idée d'assises de l'alternative ouvertes non aux états-majors, mais à tous les citoyens désireux de changement; pour qu'enfin, sur cette base élargie d'un parti rénové, soit élu un leader qui puisse incarner l'opposition et préparer l'alternance.

Je ne suis pas de ceux qui croient ou font semblant de croire qu'il suffira pour y parvenir de constituer une majorité arithmétique. Le changement viendra non d'une stratégie d'alliance interne mais d'une dynamique à créer qui seule pourra, au soir du congrès, bouleverser les accords de façade pour réunir ceux qui aspirent à une véritable régénération. C'est la raison pour laquelle, j'ai choisi d'apporter mon soutien à la démarche politique engagée autour des signataires de la motion présentée par Gérard Collomb et de Ségolène Royal. Non pour appuyer telle ou telle personnalité, mais par cohérence avec mes prises de position depuis plus d'un an. C'est en effet dans le cadre de leur motion que s'exprimera avec le plus de force et de détermination la volonté de renouvellement idéologique, démocratique, générationnel sans laquelle rien ne sera possible.

Bravo Ségolène


Encore "BRAVO" à Ségolène pour son Zénith !.... malgré tout ce que l'on entend dire, même parmi ses amis du PS.

Mais dites-moi, qui d'autre qu'elle a eu le courage d'aller jusque là ?

"C'est une grande DAME" et elle ira loin....

A propos des critiques venant de ses amis ????

Non, ne me dites pas que c'est par jalousie ???? Quoique....!!!!!

Maddy Jaunais

Dominique Wolton, sociologue


Comme le dit le sociologue Dominique Wolton après le show politique du Zénith

"Ségolène Royal essaie de faire bouger les lignes et fout un sacré coup de vieux à ses collègues"

Libération, 1er octobre 2008

Avec Ségolène


Elle est à gauche et de gauche.

Ce qu’elle dit doit être important en voyant le potentiel de haine et de passion qu’elle provoque.

Elle doit faire peur par la valeur des propos qu’elle développe.

Elle n’a pas peur et n’a jamais eu peur de Monsieur Sarkozy.

Elle est libre et parle quand elle le juge nécessaire.

Elle est là où on ne l’attend pas.

Elle passe 3 heures au Zénith et emballe ceux et celles qui dans la salle l’écoutent. La télé lui consacre 5 secondes en y ajoutant des commentaires peu favorables. ( 5 secondes !!)

Elle est applaudie et aimée par tout un peuple qui espère en une gauche ouverte, espérant une solidarité entre tous.

Une gauche responsable qui détient le pouvoir non pour favoriser encore les riches mais pour un partage équitable des biens et des produit que la France possède et exploite (15 milliards d’euros par an ; oui par an ! rendus aux riches !!)

Un respect inconditionnel des handicapés.

Des malades qui ne sont plus remboursés pour certains remèdes et qui de plus laissent à chaque visite et médicament une retenue à la sécurité sociale (100 euros par personne annuellement).
Ils payent alors que le bien-portant n’aura pas cette pénalité.

Un respect pour tous ceux aux métiers particulièrement pénibles qui arrivent à la retraite complètement usés.

Si les entreprises sont aidées financièrement pour exister, elle interdira le droit à délocalisation en dehors de l’ hexagone. Elle appelle cela du : “donnant donnant.”

Combien d’entreprises en effet qui, après avoir touché des aides de l’état, quittent la France pour s’installer hors frontières ?

C’est tout un esprit d’équité et de justice qui anime cette femme. Cette femme si souvent jalousée, calomniée, ridiculisée.

Où puises-tu cette force Ségolène ? Nous étions 47 % des Français qui avons voté aux présidentielles pour t’accorder la confiance et cela malgré le soutien parfois retenu de certains de tes amis politiques. Le peuple de gauche t’attend et j’en fais parti.

Jean Sévérin

Le 6 novembre, je voterai E


Je voterai pour la motion E, pour ses idées novatrices, cette autre façon de faire de la politique, ce dialogue constant avec les citoyens, ce souci de démocratie participative.


Je voterai pour la motion E par fidélité à mes convictions. Ségolène Royal a été notre candidate à l'élection présidentielle de 2007. Nous l'avons soutenue de toutes nos forces.

Ségolène Royal est une voix entendue et reconnue dans le paysage politique français. Elle ne s'est jamais trompé d'adversaire. Elle se bat contre les nombreux points négatifs de la politique du Président de la République. Elle n'attaque pas ses concurrents.

Ségolène Royal a démontré ses capacités à diriger une grande Région.

Je voterai pour la motion E comme Patrick Mareschal, Président du Conseil général de Loire-Atlantique, qui lui aussi a montré ses capacités à gérer notre département avec efficacité. Que de progrès accomplis depuis 2004.

Pourquoi la gauche qui dirige aujourd'hui la quasi totalité des Conseils régionaux, une grande partie des conseils généraux, ne serait-elle pas capable d'assurer l'alternance en 2012 et de diriger le pays ?

S'il y a un point sur lequel tous les socialistes peuvent se retrouver, c'est la nécessité de changer de politique en 2012. Pour cela nous devrons entrer unis en campagne. Nous choisirons le ou la meilleure candidat(e), celui ou celle qui défendra le projet de TOUS les socialistes et qui mettra fin à l'ére Sarkozy pour le plus grand bien d'une population qui souffre.

Le 6 novembre, votez pour la motion E, E comme Espoir de plus de justice, à tous les niveaux.

Jean-Yves Le Du

Les premiers signataires de la motion E


Réunion de présentation des motions


Cette réunion a eu lieu à la Chapelle des Marais, en Brière, chez des amis de longue date où nous avons fêté nombre de soirs d'élections. Nous étions assez nombreux ( 60 ou plus ? ) alors qu'une deuxième réunion pour la 7ème circonscription est également prévue à La Baule dans 8 jours.

Les présentations se sont faites dans l'ordre alphabétique, 10 minutes étant imparties à chaque orateur. Quatre motions seulement sont représentées.

La motion A est présentée par Olivier Chateau, sans agressivité, mais reprend très fermement les points concernant le fonctionnement et les stratégies d'alliance du parti.

La motion C vient ensuite. Là, le discours est beaucoup plus intense et déterminé sur la critique des stratégies du parti depuis quelques années. L'analyse de la crise financière est très intellectuelle.

C'est le tour de la motion D et l'orateur tient à souligner les originalités de sa motion et cite comme "uniques" des mesures qui sont aussi présentées dans la motion E...

Adeline L'Honen présente à son tour la motion E. Elle parle avec beaucoup de conviction et au lieu d'énoncer les grandes lignes et les propositions essentielles de la motion, elle s'adresse directement aux militants présents dans la salle. pour leur proposer un réel changement de stratégie du parti. Elle insiste aussi sur le fait que le vote étant secret, chacun devra suivre ses convictions sans se laisser guider par des pressions extérieures.

Et des amis, à la fin de la réunion nous ont dit que la salle avait nettement réagi à cette mise en face de ses responsabilités pour chacun.

Le débat a été animé, et relativement paisible, sauf lorsqu'un des présents a tenu absolument à lire un texte et s'est étalé au-delà de 10 minutes à la gloire de la motion C ce qui a crée une polémique sur la distribution des temps de parole même pour le débat.

Après la lecture des conclusions de même nature que les présentations, la soirée s'est clôturée sur un pot amical.