Mardi 3 Mars 2009 à 19H00 (très précises)
1er étage des Ateliers et Chantiers de Nantes
2 bis rue Léon Bureau (Près de "l'éléphant")
(A.G Ouverte aux ex-adhérents de l'association et aux militants socialistes de
"L'espoir à Gauche")
Venez nombreux !


Les chiffres du chômage qui viennent d’être rendus publics sont particulièrement alarmants : avec 64 000 demandeurs d’emplois en plus, notre pays vient de connaître la plus forte hausse du chômage de toute son histoire. En quatre mois, 160 000 chômeurs sont venus grossir les rangs de l’ANPE.
La gravité exceptionnelle de la crise économique attestée par ces nouveaux chiffres contraste avec l’extraordinaire faiblesse du plan de relance de la France. Avec seulement 4 à 5 milliards d’euros de crédits nouveaux et l’absence quasi totale de mesures de soutien au pouvoir d’achat, il n’est en rien susceptible de faire repartir notre pays dans le bon sens.
Le gouvernement doit cesser ses discours lénifiants sur une prétendue moindre exposition de la France à la crise. La situation est inverse : la crise financière est intervenue alors que notre pays avait été affaibli par la politique économique aussi inefficace qu’injuste menée par Nicolas SARKOZY. Le chômage a entamé sa hausse début 2008 et la baisse du PIB date du second trimestre 2008.
Combien faudra-t-il de dizaines de milliers de chômeurs en plus avant que le gouvernement se décide de réagir ? Martine AUBRY demande au président de la République de décider de toute urgence d’un nouveau plan de relance, véritable celui-ci, et enfin à la hauteur des difficultés auquel notre pays est confronté.
Le Parti Socialiste a déjà fait des propositions sur la relance à court terme du pouvoir d’achat et de l’investissement ; il en fera de nouvelles le 20 janvier prochain pour accompagner les secteurs en difficulté et éviter les nouvelles vagues de licenciements.
Dores et déjà, le Parti socialiste réitère sa demande d’une relance vigoureuse du pouvoir d’achat avec des mesures applicables immédiatement : hausse du SMIC au premier janvier accompagnée de négociations salariales dans les entreprises dans les six mois sous peine de suppression des exonérations de cotisations salariales, baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, remboursement de 50% des abonnements de transport en commun, augmentation sensible des minima sociaux et des retraites. S’agissant des investissements, le Parti socialiste souhaite notamment l’engagement immédiat d’un plan de construction de 300 000 logements sociaux et une hausse des dotations aux collectivités locales qui portent 75% des investissements publics.
Chacun se souvient que lors du Congres de Reims notre motion arrivée en tête a été marginalisée, contrairement à l'usage politique. Nous nous sommes pourtant inclinés au nom de l'unité.
Lors de l'élection au premier secrétariat le départage s'est fait au profit de la majorité du conseil national, dans l'évitement du vote indéchiffrable des militants. Nous nous sommes encore inclinés, toujours au nom de l'unité.
Nous participons au bureau national et, comme jamais, à toutes les instances fédérales du parti.
Que faut-il faire de plus pour être unitaires aux yeux du porte parole? Se taire ou disparaître ? Elégante alternative.
Alors soit Benoit Hamon n'est pas informé de notre grande patience. Soit il veut l'éprouver plus encore en soufflant sur les braises. Soit il souhaite que le parti change insidieusement de nature et goute aux charmes d'une internationale à laquelle il n'a jamais appartenu. Soit Benoit Hamon utilise enfin le classique procédé du repoussoir en guise d'une unité qui se chercherait au sein de la direction.
Nombre de responsables du PS, de toutes sensibilités, ne se retrouveront pas dans cette stratégie de la tension à laquelle nous répondons par une demande toujours plus forte de rassemblement alors que les effets de la crise économique mondiale s'annoncent sans précédent ».

Depuis 2004 les choses ont changé pour elle. L'élection en tant que présidente de région lui a permis de se rendre médiatiquement visible dans le paysage politique. Cela lui a permis aussi de valider les acquis de son expérience locale dans un poste de décision politique. Elle allait pouvoir faire la preuve de ses convictions et des es compétences. C'est une réussite puisque sa région est une des plus dynamiques et des plus attractives de France. Certes au début elle a du faire preuve de volontarisme pour imposer ses vues et sa façon participative de concevoir la politique mais depuis les rouages se sont fluidifiés et la reconnaissance et la confiance se sont installés. Cette élection lui a permis aussi de séduire les socialistes qui ont fini par lui accorder l'investiture pour la candidature présidentielle face à pourtant deux leaders de poids dans le parti et après trois confrontations médiatiques destinées à montrer les compétences de chacun. Tout en étant surtout basées sur pour ou contre les idées de Ségolène Royal. Ce fut un plébiscite en sa faveur puisque l'on sait maintenant qu'elle a fait beaucoup mieux que les 60% accordés.
Cette campagne présidentielle elle va la mener seule avec son équipe. Les autres leaders socialistes déçus et amers ne vont jamais l'aider à gagner. Elle contruit donc seule sa campagne en appui auprès d'une équipe soudée et fidèle qui l'accompagne encore aujourd'hui: Assouline, Bianco, Rebsamen, Roudy, Peillon, Dray, Filipetti, Belkacem, Guerini, Gorce, Collomb, Valls, Queyranne,... sont encore à ses côtés.
Durant cette campagne elle a fait la preuve de sa capacité de leader. C'est d'ailleurs ce que lui reconnaitront ses plus farouches détracteurs comme Lang, Allègre ou Besson. Elle a su organiser et incarner l'espoir à gauche. Jamais l'enthousiasme collectif pour une élection ne fut si grand et jusque dans les quartiers. Son pacte présidentiel, appuyé sur le projet socialiste, était novateur et adapté à la situation présente comme le montre encore le texte d'orientation proposé par Aubry. Alors elle n'a pas gagné mais elle s'est incrustée à gauche et au PS.
Car elle est novatrice dans sa façon de faire et de proposer de la politique. Ce qui bouscule les lignes jusque dans son propre camp. Certains lui reprochent une vision droitière du socialisme parce qu'il n'est pas axé sur une lutte des classes. C'est son originalité et sa force. Elle a une vision positive de la société et ne pense pas que ce soit dans le conflit que l'on puisse résoudre les problèmes. C'est donc à travers le donnant-donnant, le gagnant-gagnant, les cercles vertueux qu'elle a bâti son offre politique. Cette vision socialiste avait séduit puisque de 18 à 60 ans elle a fait 58/42%! C'est ensuite qu'elle fut battu largement par Sarkozy. A méditer.
Enfin c'est une autre conception du débat public. Tout au long de ses combats internes ou externes elle s'est tenue à une certaine éthique de la pratique politique. Elle n'attaque jamais nommément les personnes sauf sur le fond. Elle n'insulte pas et refuse l'hypocrisie qui consiste à dire ce que l'on ne fera pas. C'est aussi cette éthique qui séduit les français. Elle se bat dignement. De plus elle n'a aucune accointance avec des groupes de pression contrairement à tous les autres grands leaders politiques de gauche comme de droite. Cette relative indépendance vis-à-vis du microcosme parisianiste est une force et une faiblesse puisqu'elle n'est jamais vraiment acceptée dans les médias. Mais là encore elle saura faire la preuve qu'elle est capable de gagner et convaincre même lorsque les médias lui sont défavorables comme lors de cette campagne du PS. Alors que les sondages la donnaient perdante face à Delanoë elle est à chaque fois arrivée en tête.
C'est donc pour cette raison que les grands leaders socialistes ont décidé de se regrouper pour lui faire barrage à la tête du parti socialiste sachant qu'autrement elle prendrait incontestablement et durablement le leadership de gauche. Tous les grands leaders du passé et du présent se sont unis contre elle: Jospin, Rocard, Emmanuelli, Fabius, DSK, Hollande, Delanoë,...Ils ont choisi pour ce faire une candidature capable de la contrer avec Aubry. Une candidature qu'ils n'estiment pas présidentiable et qui sera sous leur contrôle direct pour l'avenir. c'est toute la différence entre le camp Aubry et le camp Royal. Le camp Aubry remet sur l'ouvrage les méthodes du passé dans une synthèse molle qui n'avait pas fonctionné avant. Avec Royal nous aurions eu une ligne claire d'action et c'est comme cela que fonctionne tous les partis démocratiques du monde.Il est donc acquis que ségolène royal soit devenue le leader du PS même indirectement puisqu'elle a su faire la preuve qu'elle était capable de gagner et de convaincre même seule contre tous et en petit comité: 130000 électeurs seulement. Elle est donc incontournable pour le futur. Pour nous c'est clairement notre leader politique puisqu'elle représente ce que nous attendons d'un leader. Ceux qui nous critiquent et nous présentent comme idolâtres sont les mêmes qui suivent DSK ou Fabius depuis des années! Nous n'avons de leçons à recevoir de personne et nous sommes assez respectueux pour n'en donner à personne. Nous allons donc observer l'équipe dirigeante en action tout en gardant nos convictions. Nous n'avons qu'un seul but gagner en 2012 contre le sarkozysme. Et pour cela nous avons besoin d'un leader en qui nous pouvons avoir confiance. Nous on l'a c'est Ségolène Royal.
Par l'équipe de Ségolène Royal
Six personnes sans domicile fixe décédées en cinq jours. 250 depuis un an. Un gouvernement qui, à l’approche de l’hiver et en dépit des promesses du candidat Sarkozy, fait mine de découvrir le dénuement total dans lequel vivent les personnes sans abri en France.
Une annonce démagogique et insultante : l’hébergement forcé des SDF, symbole du déni d’humanité dont sont victimes les personnes sans logement. Une réalité désastreuse : le manque cruel d’hébergements d’urgence en France.
Un effet d’étranglement : le déficit de logements sociaux, accentué par la volonté d’inclure l’accession à la propriété dans la comptabilisation des 20 % SRU, conduit à saturer les structures d’hébergement.
Deux solutions complémentaires : lancer un programme de construction de logements en hébergement, à hauteur au minimum des 1,5 milliard d’euros évalués par l’association Emmaüs ; appliquer enfin la loi SRU, en renforçant les sanctions contre les communes qui ne respectent pas le seuil minimal de 20% de logements sociaux.
La réforme de l'audiovisuel public est en débat. Aux côtés de l'intersyndicale de France Télévisions, nous nous opposons évidemment à la nomination/révocation du président de France Télévision par décret. Cette manière de faire portera sans aucun doute atteinte à l'indépendance politique et éditoriale de France Télévisions.
Nous nous étonnons également de l’indigence des financements publics proposés pour combler le manque à gagner de la publicité. L'audiovisuel public devrait en sortir considérablement appauvri et pourrait être contraint à « un plan social élyséen ». La réforme, en appauvrissant les recettes du groupe public sans combler le déficit, pourrait même entraîner la fermeture de certaines chaînes et remette en cause la dimension nationale de France 3.
A contrario, TF1 va évidemment bénéficier du transfert massif des recettes publicitaires du public vers le privé. De quoi donner un petit coup de pouce au cours - actuellement en difficultés - de l’action du groupe télévisé de l'ami du chef de l'État, Martin Bouygues…
Nous affirmons qu’il est au contraire urgent de construire une « entreprise commune » et de s'adapter aux mutations de la télévision et des nouvelles technologies, comme l'ont rappelé ensemble direction et salariés de France Télévisions.
« Non, ce qui advient au PS n’a rien d’exceptionnel ou de « pathétique », comme on peut le lire ici et là.
Certes, la lutte pour l’élection de la première secrétaire est cette fois singulièrement rude. Mais les processus de désignation des dirigeants, et les combats internes qui les accompagnent, ont tout de même trente mille ans d’existence. C’est dire si l’on a du recul pour les examiner. Et donc pour savoir que, si de multiples facteurs diffèrent lors de ce processus (par exemple le mode de sélection), il existe en revanche un élément invariant, indépendant du temps ou de l’espace, et c’est la légitimité de la désignation. Que cette légitimité soit fondée sur une épreuve physique, ou le droit du sang, ou le rang d’aîné, ou, dans nos sociétés démocratiques, sur le vote, elle est violemment ressentie comme incontournable. Qu’il s’agisse de choisir le président d’une petite association locale ou de reconnaître l’héritier du trône d’Angleterre au XIe siècle. Hors cette légitimité, dominent les sentiments d’usurpation, d’injustice, de spoliation, de manquement à l’honneur, tous motifs négatifs qui rendent introuvable, et durablement, un quelconque apaisement. Sans l’octroi de la légitimité, les tourments des combats antérieurs ne peuvent ni se clore, ni s’effacer. Le groupe n’a pas alors d’autre issue que de se fracturer, portant l’affrontement au paroxysme, parfois inoubliable.
On a entendu dire qu’il fallait « faire taire les rancœurs », être « raisonnables », en bref s’en tenir là. Conseils lénifiants qui vont en vérité à l’encontre du bon sens, tant il est vrai que la raison, dans cette situation sans vainqueur admissible, est bien dans la recherche obstinée de la légitimité, coûte que coûte. On a entendu dire aussi qu’il y avait des mauvais perdants. Mais il n’existe de mauvais perdants que s’il existe de mauvais vainqueurs. Et la légitimité est le seul cicatrisant des blessures des combats, et le seul garant de pacification. Ce n’est pas une opinion, ce n’est pas même une démonstration, c’est la simple observation d’une régulation ancestrale, millénaire, à laquelle les groupes humains n’ont jamais dérogé.
« A la lecture scrupuleuse des contestations élevées sur les résultats du vote du 21 novembre, il apparaît que Ségolène Royal peut légitimement revendiquer sa première place en tête du scrutin.
On rappellera que l’écart annoncé n’est que de 42 voix, selon les résultats non consolidés communiqués par la direction sortante du PS ce matin.
Or, une inversion des voix dans une section de Moselle, non prise en compte dans le calcul national, donne 24 voix supplémentaires à Ségolène Royal.
Dans une section de Lille, il apparaît une divergence de 20 voix en faveur de Martine Aubry entre les résultats de la section et ceux annoncés par la fédération. Un reportage audiovisuel diffusé sur France 3 Nord-Pas-de-Calais l’atteste.
Troisième exemple parmi d’autres, en Nouvelle-Calédonie, dont les résultats n’ont pas été pris en compte dans le calcul national, Ségolène Royal emporte 81,25 % des suffrages, soit environ 20 voix.
Il y a nombre d’autres exemples de contestations allant chacun de 2 à 30 voix.
Dès lors, les résultats vont dans le sens d’une victoire de Ségolène Royal et dans tous les cas interdisent toute proclamation de ceux-ci en faveur de quiconque. »





« Les militants socialistes exigent d'abord le changement : ils ont choisi Ségolène Royal pour le mener. »Chers toutes et tous,
On voudrait nous faire croire que le vote que nous allons faire jeudi est anodin, comme si les élections américaines devaient absorber tous les regards.
Mais non ! Ce vote est très important, historique même, et vous avez une responsabilité essentielle. N’oublions jamais que dans de nombreux pays des hommes et des femmes risquent leur vie pour créer des partis libres. Nous qui avons la chance de pouvoir agir, faisons-le, et je vous appelle à participer très nombreux à ce vote.
Car même si les Français ne comprennent pas toujours nos procédures, ce vote du Congrès va dire ce que l’avenir de la gauche sera.
Oui ou non, voulons-nous écrire une nouvelle page de notre histoire, vibrante et populaire ?
Oui ou non, notre parti va-t-il enfin bouger ?
Oui ou non, la nouvelle génération que nous poussons en avant va-t-elle pouvoir prendre ses responsabilités ?
Oui ou non, le peuple que j’ai vu tellement présent et attentif au cours de ces derniers mois, va-t-il venir vers nous parce que nous saurons lui redonner de l'espoir ?
L'histoire nous enseigne que les civilisations sont mortelles. Pourquoi en serait-il autrement pour un parti ? Comme l'ont dit les femmes salariées de la Camif, les ouvriers de Ford et bien d’autres : « Le PS peut disparaître s'il s'éloigne du peuple. »
Même si ces mots nous secouent, il faut les entendre. Alors secouons-nous. Ne retournons pas à la case départ. Choisissons l’avenir. Donnons-nous un temps d’avance.
Nous n’avons pas le droit d’être faibles ou de disparaître au moment où la France a besoin de nous. N’oublions jamais la confiance que dix-sept millions de Français ont placée en nous, et pensons aussi à toutes celles et ceux cruellement déçus par une droite dont l’insolence le dispute à l’incompétence.
Aujourd’hui l’Amérique métissée assume son histoire. Et nous? Pourquoi renoncer à tendre la main à la France métissée qui a tant cru en nous et ne demande qu’à revenir vers nous ? N’y renonçons pas. Nous le ferons.
Imaginons que les Français, grâce à nous, se ré-intéressent à la politique.
Imaginons qu’on leur donne, nous socialistes, les clefs pour comprendre le monde et donc peser sur les choix de société.
Imaginons que nous apportions au mouvement social notre énergie pour inverser les rapports de force entre le capital et le travail.
Imaginons un parti dans lequel le coût de l’adhésion, désormais très modique, permettrait à la jeunesse, aux employés, aux ouvriers, aux petits retraités, de venir nous rejoindre.
Il faut oser un parti tellement uni et où les militants sont tellement respectés que lorsqu’ils désignent un ou une candidate, tous les autres font campagne pour la victoire. C’est possible, comme viennent de le montrer les forces qui se sont rangées autour de Barack Obama.
Il faut oser tout transformer pour mieux atteindre notre objectif. Quel est cet objectif ? Humaniser le monde. Agir pour que les valeurs humaines s’imposent toujours sur le cynisme financier. Un bout de changement ne suffira pas. Les tumultes actuels le prouvent.
Deux millions d’Italiens se sont levés contre Silvio Berlusconi et sa politique de destruction de l’éducation publique et laïque.
Je vous assure que nous sommes capables d’en faire autant. A condition de le vouloir.
Jeudi 6 novembre, vous pouvez le faire : votez pour une transformation radicale, sereine et utile.
Cette transformation que la droite redoute. Mais une transformation que les Français, notamment ceux qui souffrent, attendent de nous, parfois désespérément.
Oui, nous le voulons ! Oui, nous le pouvons ! En avant !
Fidèlement,
Amitiés socialistes,

18 mois après l'élection présidentielle, Ségolène Royal est toujours là. Elle tient bon ! Elle est entourée d'une équipe de responsables politiques de grande qualité. Faisons leur confiance !
Adeline L’Honen, Conseillère régionale, apporte son soutien à la démarche portée par Ségolène Royal en vue du congrès de Reims du parti socialiste :
« Je peux m'honorer d'un certain nombre d'années de militantisme et à ce titre je n'ai pas la mémoire courte. Je suis et reste profondément reconnaissant à Ségolène Royal d'avoir au printemps 2007 rassemblé les forces de gauche et d'au-delà, et recueilli sur son nom 17 millions de voix au second tour de l'élection présidentielle. Je me souviens en particulier de la mobilisation que Ségolène Royal avait suscitée parmi les électeurs de milieux populaires ou jeunes, qui étaient venus voter pour la première fois ou depuis longtemps. Une telle performance n'avait rien d'évident, si l'on se réfère au précédent de 2002 et si l'on considère l'état de division et d'impréparation collective qui caractérise le Parti Socialiste et l'ensemble de la Gauche depuis le débat européen de 2005.
Je souhaite que l'acquis de 2007 ne soit pas perdu. Ségolène Royal possède des qualités personnelles, du charisme, des propositions novatrices et une capacité à moderniser le Parti. Elle est de toute évidence la personnalité porteuse de renouveau dont a besoin la Gauche pour incarner une opposition et une alternative face au pouvoir actuel. Je crois d'ailleurs que les Français donnent acte à Ségolène Royal des mérites de sa démarche, libre et humaniste, indépendante des puissances financières et des groupes de pression.Aujourd'hui, Ségolène Royal fait à nouveau preuve de courage en annonçant qu'elle ne fait pas de sa candidature au poste de Premier Secrétaire un préalable à sa participation à la réorganisation du Parti Socialiste. En dépassant ainsi les questions de personnes, elle témoigne ainsi d'une hauteur de vues que je me dois de saluer et de soutenir.
Au-delà des enjeux internes liés au prochain congrès de Reims, je souhaite qu'elle soit le porte-drapeau de toute la Gauche, progressiste et humaniste, en 2012. »
Patrick Mareschal, Président du Conseil général de Loire-Atlantique
Ségolène Royal était l'invitée de RTL-LCI ce soir.1. Que vous inspire la crise financière actuelle ?
Ce qui se passe montre où conduit la spéculation financière, la recherche effrénée du profit à court terme et l'absence de toute régulation sérieuse.
Les racines du mal sont profondes et durables. La finance de marché a contourné les normes Bâle II (qui imposent aux banques de détenir un dollar de capital environ pour 12 dollars de crédit) et permis à ses acteurs d'accorder 32 dollars de crédit pour un dollar de capital. Par le biais de la titrisation, les banques ont pu revendre leurs créances et prêter toujours plus, au mépris de toute prudence élémentaire, en refusant de voir que le taux d'endettement des ménages américains atteignait des niveaux insoutenables. Quant aux grands fonds spéculatifs, ils n'ont jamais été assujettis à la moindre règle et ce, d'autant moins qu'ils ont souvent leur siège dans des paradis fiscaux.
Cette crise est une preuve de l'échec de la régulation de la finance par elle même. Un monde où les transactions réelles, celles qui concernent les biens et services, ne représentent que 2,7 % des transactions monétaires de la planète est un monde de fou.
Aujourd'hui, nous devons donc avoir le courage politique de changer un système financier perverti. Comme l'a rappelé à de nombreuses reprises Ségolène Royal, rien ne serait pire que de simplement colmater les brèches et consolider ce système.
À travers la motion E, nous affirmons qu'un autre monde est possible, un ordre financier, économique, écologique et social juste et efficace. La mondialisation n'est pas forcément porteuse de toujours plus de malheurs, elle peut et doit provoquer un progrès de civilisation. C'est la volonté politique qui arbitrera cette alternative car les propositions existent, notamment au niveau européen. Un certain nombre sont présentes dans notre texte.
2. Quel rôle pour le futur premier secrétaire ?
Le ou la futur(e) Premier(e) secrétaire devra faire des propositions fortes, précises, crédibles sur un nouvel ordre mondial et répondant aux problèmes quotidiens des Français. Il s'agira de porter une opposition très claire face au pouvoir actuel qui défait l'impartialité de l'État sur tous les terrains. En parallèle, il ou elle devra faire de notre formation politique un parti de masse, profondément renouvelé, ouvert et en phase avec la société.
3. Quel fonctionnement pour le PS demain?
La force du PS tient à sa capacité à s'ouvrir en permanence sur l'extérieur. Il nous faut donc de nouvelles formes de militantisme, et des conventions thématiques dans chaque région ou département. Notre formation devra être plus à l'écoute des territoires, des militants, des élus locaux. Les élections locales ont prouvé que les Français faisaient majoritairement confiance aux élus socialistes. Nous devons donc donner plus de poids aux intelligences territoriales mais également reprendre notre place sur le terrain, dans les mouvements sociaux, et travailler largement avec les milieux universitaires, économiques, associatifs, syndicaux et avec l'ensemble des citoyens. Enfin, le Parti devra être en capacité de rassembler sur des bases claires et être audible. Cela passe par une opposition conforme aux valeurs fondamentales des socialistes, avec un projet crédible et ambitieux, et avec des réponses concrètes données aux Français. Il faut défendre une volonté radicale de transformation sociale.
4. Quelles relations envisager avec le MoDem ?
5. Citez trois propositions concrètes de votre motion.
La crise que nous connaissons est multiple, nos réponses doivent donc répondre à plusieurs problématiques liées entre elles.
Pour être très concret, je pense important d'évoquer le problème du rapport entre le travail et le capital. La crise du travail en France est bien présente. Par rapport aux autres pays européens, les salariés français sont moins satisfaits de leur situation. Sur ce point, nous proposons de réformer la composition des conseils d'administration des entreprises avec une représentation des salariés à hauteur de 30%.
L'actualité illustre aussi la nécessité pour notre économie de permettre la création d'emplois durables, la soutenabilité de nos comptes publics, la préservation de notre modèle social et la compétitivité de nos entreprises. Proposition très concrète là encore, la conditionnalité des aides qui doivent être subordonnées à la prise de risque, à la création d'emplois non précaires, à la non délocalisation.
Enfin, pour faire d'urgence l'excellence environnementale, nous souhaitons créer un fonds "après pétrole" (notamment en taxant l'industrie pétrolière) avec deux objectifs : subventionner les installations en énergie renouvelable et financer les transports alternatifs propres.
Ces trois propositions ne sont présentes que dans notre texte."




Le 6 novembre, nous devrons choisir entre des motions, des projets, puis plus tard la personnalité qui incarnera le mieux la politique définie par le Congrès de Reims.